HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXI. 477
bulbeuse, accompagnée de trois ou quatre autres moindres. Onfait cuire cette herbe dans de la bouillie (10).
C’est une chose surprenante (1 i)quel’herbe lotos &raegilops(i2,)ne levent de terre qu un an après qu ils ont été semés. L’anthe-mis (13) n’est pas moins admirable , en ce qu’elle commence afleurir par fa cime, au lieu que toutes les autres herbes qui pro-duisent leurs fleurs successivement, commencent à fleurir par lepied.
La bardane (14), qui s attache à tout ce quelle rencontre (1 5),a cela de remarquable, que ses fleurs demeurent toujours cachées,& 11e se voient jamais ; car cette herbe retient fa graine renferméedans ion sein, en quoi elle ressemble a ces animaux dont les œufsn’éclosent quau dedans de leur corps (x 6 ). Près de la ville d’O-puns, croît Xopuntia (17), qui est une herbe d’un bon goût, Scqui a cela de merveilleux , que pour la multiplier , il suffit deplanter une de ses feuilles , laquelle ne manquera pas de re-prendre.
L’iafione (iS) ne jette qu’une feuille (19), mais tellement en-
ou lui-même , ait voulu parler d’uneforte de bardane qui nous soit incon-nue , ou que Pline , trompé par unefausse application de l ’aparinê de Theo-phraste à la lappa des Latins, ait étendua touc le genre des bardanes ce quin appartient qu’à une efpece Grecqueque Theophraste aura eu dessein d’in-diquer.
(15) C’est pourquoi elle est norrt-mée philanthrope 3 ou aimant-Vhomme 3par ditius.
(1 d) Theophraste, ibid. de qui ceciest emprunté, cite pour exemple la be-lette.
(17) Sur fa figure, voyez le Evstet-tensis hortus. Au reste, Pline conti-nue ici de puiser chez Theophraste ,
Hijl. liv. 1, chap. 12. Dupinet, ausujet de l’ opuntia , écrit en marge : Onne la tient qu en caiffes & pots de terre t& on V appelle figue d’Inde en Italie ; cequi semble confirmé par Pline lui-même , liv. 13 , chap. 5.
(18) Ceci est encore tiré de Theo-phraste, Hifi. liv. 1, p. 21. Viafione,selon le Pere Hardouin, est la fleur quenous nommons clochette , en Latinvulgaire campanula. On en reparleraau liv. 22, chap. ra. Dupinet écrit enmarge : ducuns tiennent que AasionÉsoit une efpece de liseron. Ruellius >liv. 2, p. 2 5 4, veut même que ce foiele liseron proprement dit.
s 1 9) Theophraste entend ceci de 1 &Hepr, ôc de ses pétales.