478 NATURALIS HISTORIA L I B. XXI.
videantur. Condrylla amara est, & acris in radice succi.Amara & aphace, & quas picris nominatur, & ipsa totoanno florens : nomen ei amaritudo imposuit.
Notabilis & scillas crocique natura, quod cum omnesherbas folium primum emittant, mox in caulem rotun-dentur y in iis caulis prior intelligitur, quam folium. Etin croco quidem flos impellitur caule : in scilla vero caulis.exit, deinde flos ex eo emergit. Eademque ter floret, ucdiximus, tria tempora arationum ostendens.
Bulborum generi quidam annumerant & cypiri, hocest gladioli, radicem. Dulcis ea est, & quas decocta panemetiam gratiorem faciat, ponderoiloremque simul subacta.Non diflimilis est& quas thesion vocatur, gustu aspera.
Casteras ejusdem generis folio differunt. Asphodelusoblongum & angustum habet, scilla latum & tractabile ,
(10) Auíïì n’en mange-t-on pointselon Théophraste. On a déja parléau chap. 15 d’une herbe d’Egypte nom-mée condrilla , mais qui, étant comes-tible, ne doit point être la même quecelle-ci s distinction qu’auroit dû fairele Pere Hardouin.
(n) Théophraste, ibid. dit que cesuc si acre est: très abondant.
(22) Théophraste, ibid. ajoute qu’onn’en mange point; ainsi Yaphaca dontPline parle ici n’est probablement pasla même que Yaphaca comestible d’E-gypte dont on a parlé chap. 15.
(a 3 ) C’est une forte d’endive à feuil-les rondes, & non chicoracée , commeon le verra au liv. 22, chap. 2a. C’esttout ce qu’on en fait, & son représen-tant, parmi nos herbes, ne nous estpoint connu.
(24) Tout ceci est encore puisé chezThéophraste, Hijl. liv. 7, chap. ra.
(25) Auliv. i 3 , chap. 2 6 .
(2 6) Apulée, chap. 4 6 : Gr&corumquidam xiphion, alii phasganon vo-cant , Itaà gladiolum dicunt. Scribo-nius Largus Compos. 20, n°. 82 : Cy-piri radicis quem nos gladiolum appella-mus. Ce rapport de la racine du gladio-lus avec les bulbes , est confirme parDioscoride , qui donne à cette herbeles noms, identiques pour le sens, dexiphion & de makdtrônion. Le PereHardouin fait du glayeul bulbeux legladiolus utrinque fions crus de Dodo-née, p. 209. Je ferai voir dans les notesdu chap.fuiv. que l’espece la plus analo-gue au cypirus ou glayeul bulbeux dePline, c’est le xyris des Modernes , ouglayeul puant j fur quoi il faut conside-rer que la feule différence des contréesest suffisante pour altérer 1 odeur desplantes , & pour la métamorphoser
étrangement.