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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI Y. XXI. 485

en conséquence est nommé melankranis ; il est plus gros & plusbranchu que le précédent. La troisième forte est un autre joncfemelle , encore plus gros & plus branchu ; aussi l’appelle-t-onholoskhce.no s. Le melankranis vient séparément des autres; maisYoxys & 1 ’holoskhœnos ( 3 ) viennent quelquefois fur la mêmemotte de terre (4). ikìiQÍoskhœnús est le meilleur pour faire desnattes f j ï, des corbeilles, & autres ustensiles de ménage, parce-qu’il est souple & charnu. II porte ses graines attachées ensem-ble comme des œufs de poissons (6). On multiplie le jonc mâleen plantant aans la terre ses sommités (7), au lieu que le me-lankranis vient de graine. Quant aux racines de tous les joncs ,elles meurent chaque année (B). Ils fervent à faire des nasses depêcheurs, & de très jolis ouvrages ; leur moelle fur-tout est pro-pre pour des flambeaux: les joncs marins qui croissent près desAlpes marines, font si gros qu’ils ont presque **** pouces dediametre (9). Le diametre des joncs marins d’Egypte est tel qu’ilégale la longueur d’un crible. Du reste, cette grosseur exorbitanten est pas .dune trop grande utilité.

Quelques Auteurs font une espece particulière du jonc trian-gulaire (10), appelle cyperus ou loucher. Plusieurs ne le distin-guent point du cy pirus , trompés par la ressemblance du nom.Pour moi , je distingue nettement ces deux plantes. Le cypirusn’est autre chosecomme nous lavons dit ci-devant ( 11 ), que leglayeul à racine bulbeuse (iz). Celui de l’ifle de Crete est le

ici parinadvertence quelques mots dutexte, par lesquels notre Auteur articu-loit d’après Theophraste que ces raci-nes ne meurent pas en entier 3 maisque leur sommité sert à la reproduc-tion de la plante.

(o) Le chiffre Romain quiexprimoitle nornbi e de pouces a été omis par lescopistes ; ce que n a point compris lePere Hnrdouin.

(10) C’eít ce qui le distingue du cy-

pirus 011 glayeul puant de nos contrées,qui est doué en quelques autres pays;d’une odeur agréable ; car le glayeulpuant n’a qu un angle à fa tige,, commel’observe M. Linné.

( 11 ) Pline, au chapitre précédentl’a défini gladiolus bulborum genêri a.quibusdam adscrìptus. Cest le xiphiomde Dioscoride, liv. 4, chap. 20.

(t 2 ) Au lieu que le glayeul propre^ment dit, est a racine tubéreuse. Noua