Band 
Tome septieme.
Seite
486
JPEG-Download
 

4 86 NATURALIS HISTORIA L I B. XXI.

candor odorque vicinus nardo, Naxio acrior, Phoenicioexiguum spirans, nullus A Egypcio. Nam & ibi nascitur.Discutit duritias corporum. Jam enim remedia dicemus :quoniam 6c florum odorumque generi est magnus usus inmedicina.

Quod ad cypiron attinet, Apollodorum quidem sequar,qui negabat bibendum : quamquam profestus efficaciffimumeste adversus calculos, os eo fovet. Fœminis quidem abor-tus facere non dubitat. Mirumque tradit, barbaros suffi-tum hujus herbae excipientes ore, lienes consumere : & nonegredi die omni, nin ab hoc suffitu : vegetiores enim sir-mioresque sic etiam in dies fieri. Intertriginum & alarumvitiis, perfrictionibusque cum oleo illitum, non dubie me-deri.

avons en France le vrai glayeul à racinetubéreuse - , & un autre à racine bul-beuse, appellé glayeul puant : c est, jepense, le cy pirus abâtardi, 5 c dont leparfum a tourné à l’aigre, à-peu-prèscomme celui du cy pirus de Naxe, dontl’odeur est acrior 3 selon Pline, ci-après.En effet les píopriétés médicinales ducy pirus de Pline ou xiphion de Dioseo-ride font les mêmes que les Moder-nes reconnoistent dans l’espatule ouglayeul puant. Au reste , personne n’a-voit compris notre Auteur en cet en-droit, 8 c ne s’étoit apperçu que gladio-lus ra iice bulbofa est le caractère dis-tinctis de l’herbe en question ; telle-ment que ,'Jadiolus ne signifie pointici le glayeul 3 mais un glayeul 3 & c.M. Jault avoir traduit : Le cy pirus estla même chose que le glayeul , commenous avons dit ci-devant 3 lequel a fa ra-cine bulbeuf. Et plusdoin, où il s’agitdes propriétés du cypirus , il substitue

toujours à cette expression celle deglayeul proprement dit. On sent com-bien cela s’écartoit de l’intention dePline. Quant à Dapinet, il fait du cy-pirus le petit glayeul de marais j auquelcas, ce seroit le gladiolus aquatilis deDodonée , Pempt. p. 6oo. Mais je nefuis nullement porté pour cette inter-prétation j car il est évident que leglayeul de marais est celui que Pline adéfini gladiolus alter 3 palustris 3 8 c doncAristophane fait mention dans unchœur de la cinquième seene du pre-mier acte des Grenouilles.

(13) Pline a dé j a dit précédemmentque la plupart des plantes qui fontodorantes clans les autres contrées ,font inodores en Egypte. M. de Paws’éleve contre cette assertion, dont ausurplus il rejette toute la faute furThéophraste. Voici ses paroles : «.Théo-» phraste, Hist. Plant. liv. 6, chap. 7,» 8c de Caus. Plant. liv. 6 , chap. 27 ,