HISTOIRE NATURELLE, LIY. X
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meilleur ; ensuite celui de l’isle de Naxe ; après lequel vient ce-lui de Phénicie. Celui de Candie est; blanc , il a une odeurapprochante de celle du nard : celui de Naxe a une odeur acre.Celui de Phénicie a peu d’odeur ; ôc celui d’Egypte n’en a pointdu tout (iz) ; car j’oubliois de dire que cette herbe croît aufll enEgypte. Mais dautant que les fleurs & les herbes aromatiquesfont d’un très grand usage en médecine, je ne différerai pas pluslong-tems a expliquer leurs vertus médicinales.
Le cypirus (14) résout les tumeurs dures. Au reste,■pour cequi regarde cette plante, je suivrai Apollodore. Ce Médecin dé-fend de se servir du cypirus en breuvage : néanmoins, comme il pré-tend qu il est excellent contre la gravelle , il veut qu’on se gar-garise avec sa décoction. II assure quil cause des fausses-couchesaux femmes enceintes (15). II dit une chose bien singulière; sa-voir , que les Barbares se délivrent des maux de rate en recevantpar la bouche le parfum de cette herbe : &; quils ne sortent dela maison, aucun jour, fans avoir humé ce parfum, qui en effetles rend plus forts &: plus vigoureux. Le même Auteur ajouteque le cypirus, appliqué avec de l’huile, est un très bon remedecontre les écorchures des cuisses , la mauvaise odeur des aisselles,& les frissons des fievres.
» rapporte qu’en Egypte toutes les» fleurs font fans odeur , si l’on en ex-,, cepte celles du myrtes Mais il n y a,» point, & il n’y a jamais eu , la moin-« dre vérité dans cette assertion si fri-« vole 5 puisque les neps des Arabes ,» ou les violettes du Caire, & les roses» pâles du Feïum, font les plus odo-„ rantes qu’il y ait au monde : & toute„ l’eauderofe qu’on consume dans les» Sérails de l’Orient vient de l’Egypte,» Auflì M. deMaillet (dans fa Defcrìp-„ tion de l’Egypte, part. 2, p. 13 ,» edit. in- 4°» ), parle-t-il, comme d’une„ chose extraordinaire, de l’exhalai-» son qui s’éleve le, long du Nil, des
n champs ensemencés d’uneefpecede» feve dont la fleur e(l mille fois plus» odorante , dit-il, qu en Europe». Ex-trait des Recherches fur les Egyptiens ,à.tome i,p. 124, & 125.
(14) Confirmé par Diofcoride à l’é-gard du xiphion : c’est le nom qu’ildonne au fpadule ou efpatule, je veuxdire à cette forte de gladiolus quePline appelle cypirus. Voyez Diofco-ride, liv. 4, chap. 20.
(45) Diofcoride, ibid. dit que lasommité de la racine du xiphion ( oucypirus ), prise en breuvage, cause auxfemmes la stérilité.