HISTOIRE NATURELLEj LIV. XXI. Jl/
bonnes pour la matrice, & pour faire venir le lait. Prises avec del’orge mondé, ou mises en cataplasme avec de la laine , elles fontvenir les réglés aux femmes (13). -Leur -racine (14), mâchée,attire la, pituite & guérit le mal de dents. Cuite, & appliquée (15),elle convient aux fluxions des yeux, 8c efface les cicatrices (16).Les Magiciens attribuent des effets merveilleux à cette plante..Selon eux, il faut cueillir d’abord la premiere qu on aura apper-çue de l’année, 5 c dire en même tems qu’on la destine pourguérir de la fievre tierce 5 c de la íìevre quarte. Après quoi on doitenvelopper la fleur dans une pièce de drap incarnat, &c la fairesécher à sombre pour s’en servir dans le besoin , en la portantattachée à quelque partie du corps. La racine de cette efpeced’anémone qui porte des fleurs d’un rouge decarlate, broyée 5 cappliquée fur la peau de quelque animal que ce soit, y fait plaiejufqu’au vif, par fa vertu feptique ou propre à consumer ( 17).,.C’est pourquoi on s’en sert pour produire cet effet fur les chairs-;baveuses des .-ulceres (18)..
■;.\ v JDespropriétés de Tœnanthe:.
L’œnanthe (1) est une plante qui croît dans les lieux pier-reux. Elle pouffe des feuilles semblables a celles du panais , &elle a nombre de grandes 5 c grosses racines. Sa tige 5 c ses feuilles , ,prises en breuvage avec du miel dans du gros vin, facilitent l’ac-couchement, & font sortir l’arriere-faix. Mêlées simplement avecdu miel , elles appaisent la toux, 5 c provoquent les urines. Saracine convient -aussi aux maladies de la vessie.
ses vertus. Apulée admet fa racine dans la strangurie, oudifficuîté d’mi«-ner, chap.54, tic. 1.
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