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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXI. 669

Mais elle convient principalement-doits -la disposition au maras-me (39), après une longue'maladie. Pour ces cas particuliers,011 doit prendre X alica préparée de cette maniéré : on en faitcuire trois cyathes à petit feu, dans un feptier d’eau, jusqu à ce quel’eau loir toute consumée ; ensuite on y ajouté un feptier de laitde brebis‘ou de chevre, & un peu de miel : cette efpece de po-tage , continuée plusieurs jours de fuite, répare les pertes du sucnutritif qui causoient la langueur & ramaigriíìement.

- Le millet (40 ì rôti est un bon rèniede pour la diarrhée & lescoliques (41). On l’applique chaud dans un sachet pour apparierles douleurs, particulièrement celles des nerfs (42.) ; c’est lemeilleur topique qu on puiífe employer en pareil cas, car outrequ’il est fort léger & fort doux, il a encore une autre propriété,qui est de conserver long-tems fa chaleur. Aussi est-il en usagedans toutes les maladies où il est bon déchausser la partie affligée.La farine de millet (4.3), appliquée avec de la poix liquide, remé-die à la morsure des serpents & des chenilles venimeuses.

Le panic (44), que le Médecin Diodes appelle miel des bleds (4 j ),a les mêmes propriétés que le millet (46). II s’applique de mêmechaudement fur les parties dont on veut dissiper les humeurs parla transpiration. On l’ordonne en breuvage avec du vin à ceux

(43) Plinius Valerianus , livre 5 ,chap. S7 ._

(44) Nous avons traité du panic,liv. 18 , chap. 7 & chap. n,

(45) Allusion à la dénomination demelínê 3 donnée par les Grecs au pa-nic, qu’ils appellerent , tantôt mehnê 3& tantôt elymon ; comme le reconnoîtGalien, liv. 1 , de Alïm. Fac. tome 6 ,chap. 1Z , p, 3 2.3 3 ainsi que Festus ,au mot Milium. Cependant Théo-phraste a parlé de la mehnê & de X ely-mon confine de deux elpeces distinc-tes , ainlr que l’observe Harpocration.

Mais il reste à savoir si Théophraste,dans la phrase citée par Harpocration,a voulu parler de Xelymon ou de Xely-mos : c’est ce qu’il est impossible dedécider au juste , pareeque Théo-phraste a employé le mot elymon.kl’accusatif : or Faccusatif elymon nesuppose pas plus elymon qu ’elymospour son nominatif. Voilà ce qu’au-roienr dû remarquer Harpocration &le Pere Hardouin. L 'elymos écoit unlégume en usage chez les Spartiates.’Voyez Suidas.

(46) Dioscoride , liv. a, chap. 12 0.