HISTOIRE NATURELLE, L I Y. X X I I. Gjf
étant un aliment qui glisse & coule légèrement dans la déglu-tition , qui appaife la soif, ne cause point de gonflement dans lesIntestins, passe facilement, & peut se donner dans un état defievre deux fois par jour pour toute nourriture, a ceux qui ontaccoutumé d’en faire usage (67) ; en quoi ce Médecin fe montrebien opposé à la méthode de ceux qui ont pour maxime d’affa-mer leurs malades. II nentend pas néanmoins qu’on doive leprendre fans le passer, il n’en ordonne que la crème ; encore nela permet-il pas, ni aucune sorte de potion, pendant que les ma-lades ont les pieds froids (68). On fait aussi une crème avec letriticum mondé, laquelle est plus glutineufe, plus collante quecelle d orge , & convient mieux pour les ulceres des bronchesde la trachée-artere.
L’amydon affaiblit la vue, & ne vaut rien non plus pour 1 esmaladies de la gorge, quelque prévention qu il y ait pour ('opi-nion contraire (69). Mais il arrête le cours de ventre (70), ap-paife les fluxions des yeux, &: remédieaux ulceres, aux pustules,aux éruptions phlegmoneufes, aux duretés des paupières- On enfait avaler dans un œuf à ceux qui vomissent le sang (71). Pourles douleurs de la vessie, on en donne au sortir du bain, à la quan-tité d’une demi-once, un peu chauffée, avec un œuf &: autant devin cuit que trois coquilles d’œuf peuvent en contenir (72.). Quant àla farine d'avoine , on l’emploie en topique , cuite dans du vinai-gre, pour les taches du visage.
Le pain que l’on mange ordinairement a un nombre infini de
■sents, & non tribus obolis avec Pin-tianus ; car le Pete Hardouin prouve,pat l’autorité de Marcelliis Empiricus,& parcelle de Plinius Valerianus, quela leçon manuscrite n’est point ici dansle cas de réforme. Le premier s’ex-prime ainfi , chap. 2.6 , p. 180 : Amylisemunciam terito 3 atque addito ovumruens , £> ejus ovi testam ter pasto im-
pleto : idque poculum dih agitato : &fervefactum strangurioso reverso à bal-neis dato : omni eum dolore ac difficul-tate celeriter absolves. Quanta PliniusValerianus, voici ses paroles, Uy. x,chap. 39 : Amylisemuncia conteritur ,& ovum ejusque putamen ter impleturP a fs° > idque a balneosubservesaclum da-tur f adversum calculi dolorem.
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