HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXIII. 19
roit nuisible à l’estomac , au ventre & aux entrailles, fans les pé-pins qu’il renferme, lesquels corrigent en quelque forte ces mau-vaises qualités. On regarde ces railìiis comme un bon remede pourla vedie; mais il faut alors en ôter les pépins (zy). Les blancs ontplus de vertu que les autres pour guérir la toux (z 6 ). Ils adou-cissent la trachée-artere &: les bronches du poumon (2.7), & fonttrès salutaires pour les reins. Le vin cuit que l’on en fait est d’ungrand secours contre la morsure des serpents, &: particulièrementcontre le venin de celui qu on appelle hemorrhóis. On les emploieen cataplasmes, avec de la farine de cumin ou de coriandre (z8),pour appaifer l’inflammation des testicules. Pilés avec de la rue,après qu’on en a tiré les pépins, ils font un fort bon topiquepour les charbons (zp), ou abcès dangereux &: malins , & pourappaifer les douleurs de la goutte. On peut auífi les appliquerfur les ulceres ; mais il faut auparavant badiner la partie affligéeavec du vin. D’ ailleurs on s’en sert avec succès pour ces efpecesde pustules livides qui tourmentent fort pendant la nuit, & pources fortes d’ulceres appellés en Grec&rLz (30), d’autant qu’ils ren-dent un pus semblable à du miel. Dans la dysenterie, on en faitmanger aux malades avec les pépins. Cuits dans de l’huile , &employés en Uniment avec de la pelure de raifort & du miel, ilsuériffent les parties attaquées de la gangrené (31). Appliqués avecdu panax , c’est un remede utile pour les ongles ébranlés, ainsique pour les douleurs de la goutte; & mangés avec un peu depoivre , ils purifient la bouche , & purgent en même tems lecerveau.
Parlons maintenant des propriétés de X aflaphis-agria (3z), au-trement dite flaphïs (33). Quelques-uns rappellent encore uvataminia 3 mais mal-à-propos (34); car elle est d’un genre à part ÔCdifférent (35). Elle pouffe des tiges noires &: droites, ôc des feuilles
ces termes : Ad capitis dolorem : 2 t*- C’est ce même nom & herbe aux pouxçîS'oçhyçía.Syquam herbam pediculariam , qu’on lui donne aujourd’hui. Voyezquod pediculos necat , quidam appellant, la figure de cette plante chez Dodo-
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