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Tome huitieme.
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histoire naturelle, liv. xxiii. 45

gui, de 1 opium, du vif-argent, contre les morsures des serpents ( 1 17),contre la piquure des abeilles, des guêpes, des frelons, des araignéesphalanges, enfin contre tous les venins froids en général (118),& en particulier contre celui de l’hémorrhoïs, du prester , & deschampignons. On l’ordonne encore pur, pour dissiper les enflu-res & les douleurs ou picottements des parties voisines ducœur f 119), pour raffermir f estomac de ceux qui font travaillésde vomissements, pour arrêter les débordements d’humeursdans le ventre & dans les intestins. Bu avec de seau, il est sa-lutaire pour ceux qui sont sujets à de fréquentes sueurs , pourla dysenterie, les vieilles toux & les fluxions. Appliqué tout puravec une éponge fur la mamelle gauche , c est un topique ex-cellent pour les faiblesses Sc les maux de cœur. Mais - dans tousles cas, & pour tous les différents usages que nous venons dedire , le vin blanc vieux est fans contredit le meilleur que l’onpuisse employer (120). On prétend qu’une fomentation avec duvin chaud sur les parties génitales des bêtes de somme, leur faitbeaucoup de bien , Sc qu’il n’est rien de mieux pour les délasserque de leur en faire avaler par le moyen d’un entonnoir ou d’unecorne. Enfin, l’on allure que les singes &c autres quadrupedes di„girés, ne croissent point quand on les accoutume à boire du vinpur.

II s’agit maintenant de parler du vin relativement à l’ufage quel’on en peut faire dans les maladies. Les vins de Campanie qui ont lemoins de corps, font la boiflonla plus convenable Sc la plus fainepour les personnes riches Sc de distinction. Mais la différence n’yfait rien pour les gens du peuple : tous vins leur conviennent,pourvu qu’il s soient en bonne santé ; ils peuvent néanmoins choi-sir, chacun suivant son goût. Ceux dont on a amorti la forceen les taisant passer par la chausse, sont très bons pour toutes sortesde personnes. On doit se souvenir que le vin, de quelque efpece qu’il puisteêtre, est un suc qui, n’ayantd’abord été que dumoût, c’est-à-dire une liqueur douce Sc nullement spiritueuse ,

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