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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV, XXIII. JI

que autre breuvage ; car il est bon qu’il ait soif quand on lui endonnera , outre qu’on ne doit recourir à ce remede qu’à touteextrémité. D’ailleurs le vin est un secours qui convient mieuxaux hommes qu’aux femmes, aux vieillards qu’aux jeunes gens,aux adultes qu’aux enfants, à ceux qui y font acoutumés quàceux qui hen boivent point ordinairement j & il est toujours plu*salutaire en hiver qu en été. On doit en outre, quand on prescritle vin, avoir égard à fa force, tant par rapport à la quantité qu’on,en doit donner , qu’à la maniéré dont il convient de le tremper.Le sentiment le plus commun est qu’il faut l’ordonner au tiers ,c’est-à-dire qu’il suffit de mêler deux cyathes d’eau fur un de vin.Quand l’estomac est dévoyé (148), ou qu’il ne digere point, ilfaut avoir recours à cette liqueur, comme à un remede très effi-cace.

Pour ce qui est des vins artificiels dont nous avons parlé ci-devant (149), je crois qu’on hen fait plus de semblables. Aureste, c’est un secours dont on peut très bien fe passer, puisquenous avons enseigné l’ufage & les propriétés des choses dont onfe fervoit pour faire ces fortes de boissons, lesquelles d’ailleursn’avoient certainement pas toutes les vertus que leur attribuoientles Médecins qui prétendoient, par exemple, que le vin de na-vets étoit un excellent remede pour rétablir les forces de ceuxqui fe trouvoient épuisés de fatigue après une bataille (150), ouune longue course de cheval. Le vin de genievre étoit encore,selon eux ( 15 1 ), une boisson des plus salutaires, fans parler deplusieurs autres dont ils vantoient les usages avec la même exa-gération. Quoi qu’il en soit, ces vins n’ont pas plus de vertusque les végétaux dont ils font tirés. Qui dira, par exemple, quele vind’abfynthe est préférable dans l’ufage à l’abfynthe même ( r 5 2)?J’en pourrois citer quantité d’autres que je passe fous silence ,ainsi que le vin de palmier qui cause des maux de tête ( 1 y 3 ), &:

décide que ce vin, vu fa vertu astringente, est propre à arrêter le flux cœ-

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