HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXIII. J j
n’est bon seulement que pour lâcher le ventre (j54) Sc arrêterles crachements de sang (155). Quant à celui que nous avonsappelle bion il ne doit pas être compris dans la classe
des vins factices, puisque sart de le faire consiste simplement àexprimer le suc des raisins avant leur maturité. Au reste, c’estune liqueur salutaire pour les estomacs dévoyés (156), ou qui di-gerent mal j pour les femmes enceintes attaquées de dégoûtSc de langueur ( 1 57), pour les paralysies, les tremblements, lesvertiges, la colique Sc la íciatique 5 Sc on la regarde encorecomme un remede souverain pour la peste, Sc fort utile à ceuxqui sent de longs voyages.
Pour en revenir au vin naturel, outre les secours qu’il four-nit à la médecine quand il est dans toute fi vigueur Sc fa pu-reté, elle fait encore en tirer avantage lors même qu’il est altéréSc corrompu. Le vinaigre est très rafraîchissant de fa nature (158),Sc ne laisse pas d’êrre fort propre encore â atténuer Sc diviser leshumfcurs. La preuve de cette propriété du vinaigre (159), c’estque si l’on en verse sur la terre il y excite une espece d’écumeou d’ébullition (160). A l’égard des usages auxquels il convientétant mêlé avec d’autres remedes, nous en avons déja parlé plu-sieurs fois, Sc nous aurons occasion d’en parler encore par la fuite.Etant pris seul, il rend l’appétit â ceux qui sont dégoûtés, Sc ar-rête le hoquet (161). Sa vapeur a la vertu de faire éternuer quandon le flaire j Sc quand on est aux bains (162.), il empêche qu’on nesoit incommodé par la chaleur, si l’on en tient dans la bouche.On en fait un breuvage avec de l’eau, Sc ce mélange peutêtre employé comme un gargarisme salutaire â l’estomac (163) ,ou comme une boisson utile â ceux qui relevent d’une maladiecausée par I’ardeur du soleil, ou même comme un très bon col-lyre pour les yeux. D’ailleurs le vinaigre est d’un très grand se-
id non ejl , eodem modo frigida, aqua as- (i6z) Confirmé par Diolcoride ,
sumpta, ibid.