HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXII I. 73
Propriétés des feuilles de Volivier sauvage , & des diffé-rentes fortes d’huiles , telles que l’huile d’oenanthe , cellede cici j celle d’amande , celle de laurier , celle demyrte , celle de khamœ-myrte, celle de cyprès 3 celle decitronnier & celle de noix.
Les feuilles de l’olivier sauvage ont des propriétés toutes sem-blables à celles du marc d’olives. Le spode ( 1 ) que l’on fait avecles tiges de l’arbre, est ce qu’il fournit de plus efficace pour arrê-ter le cours des humeurs nuisibles, 6c dissiper les fluxions. II estexcellent pour appaifer les inflammations des yeux , 6c réussit trèsbien dans les plaies & les ulceres , étant également propre à lesmondisier, à les incarner, ou à consumer doucement les chairssuperflues, 6c enfin à les dessécher 6c à les cicatriser. Quant auxautres vertus de l’arbre, ce font les mêmes que celles de l’oliviercultivé. Néanmoins les feuilles de l’olivier sauvage ont une vertuparticulière qui est d’arrêter le crachement de sang (3) : on enfait une décoction avec du miel, laquelle étant donnée par cuille-rées , est très salutaire dans cette maladie. A l’égard de l’huileque produisent ses fruits, elle est plus acre que tout ce qui vientde l’arbre, 6c agit aussi avec plus d’efficacité. II est bon de sefrotter les gencives de cette huile (4), quand on a des dents ébran-lées ; car rien n’est si propre à les affermir dans leurs alvéoles.Les feuilles de l’arbre, appliquées avec du vin (j) font un trèsbon topique pour les panaris, pour ces pustules rouges 6c lividesque l’on appelle charbons, 6c généralement pour toutes sortesd’abcès. Mais quand il s’agit de mondisier ceux qui font ouverts,on applique ces feuilles avec du miel. Leur décoction, ainsi quele suc de l’arbre, sont employés utilement dans la compositiondes remedes qui conviennent aux yeux. Quelques gouttes de cesuc, mêlées avec un peu de miel, 6c distillées dans les oreillesquand 011 y sent de la douleur, ou même lorsqu’il y a écoulementTome FUI. K