Band 
Tome huitieme.
Seite
75
JPEG-Download
 

histoire n atu re ll e , liv. xxiii. 75

de pus, produisent de très bons effets. Les fleurs de l’olivier sau-vage , employées comme Uniment, guérissent les excroissancescalleuses qui viennent à l'anus, & ces pustules livides & doulou-reuses qui s’élevent fur la peau pendant la nuit. Appliquées fur leventre avec de la farine d’orge, elles arrêtent la diarrhée (7). Onen mêle d’ailleurs avec de l’huile, pour s’en frotter la tête quandon y sent de la douleur, pratique qui procure beaucoup de soula-gement. Les tiges de l’arbre, cuites & appliquées avec du miel, ontla vertu d’affermir &: de rejoindre les téguments de la tête dansles plaies Le les ulceres où ils le séparent des os (8). Èt quandelles ont acquis une certaine force ou maturité, elles font bon-nes pour arrêter le cours de ventre, étant mangées. Rôties, pi-lées , Le incorporées avec du miel, elles nettoient les ulceres ron-geants (9), Le font percer l’anthrax ou charbon.

Pour ce qui est de l’huile d’olives, nous nous sommes déja suffi-samment expliqués fur fa nature Le ses qualités (10), fur ce quila produit Le fur la maniéré de la faire. Nous allons dire mainte.)nant quels font les usages que l’on peut faire de différentes fortesd’huile pour la guérison des maladies. L’huile que l’on tire desolives avant qu’elles commencent d’entrer en maturité, Le qu’en.conséquence nous appelions omphacium (ii)ou oleum omphaci-num , mérite la préférence fur toutes les autres, comme étant laplus utile Le la plus salutaire. La meilleure ensuite est la verte (u).Quant aux qualités que l’on doit considérer dans le choix de ceshuiles, hors certains cas particuliers où il est nécessaire d’employerla plus vieille (13), il faut toujours prendre la plus nouvelle, quisoit en même tems bien claire, bien liquide, de bonne odeur, nelaistant ni mauvais goût ni acrimonie dans la bouche, &c quin’ait,en un mot, aucune de ces qualités désagréables que l’on redoutepour rassaifonnement des viandes. L 'omphacium ou l’huile qui fefait d’olives non mûres, est fort bonne pour affermir les genci-ves ( ï 4) 3 & il n’est rien de mieux pour fe conserver les dentsblanches (13), que de s’en mettre de tems en tems quelques gouttesdans la bouche. D’ailleurs elle a la vertu d’arrcter les sueurs ( 16).

K ij