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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIII. IjJ

morsures des chiens ( i6). Elles ont encore la vertu d’enlever lesdartres farineuses du visage ; mais il est bon auparavant d’user dequelque fomentation. Prises en breuvage dans de seau, elles re-médient aux maladies du foie 8 c des reins (17), &: y réussissentencore plus souvent étant employées en forme d’électuaire avecde la térébenthine (18). Mélées avec du vin cuit, elles soulagentceux qui ont la gravelle (15?), ou des difficultés d’urine. Broyées8 c délayées dans de l’eau miellée, elles nettoient 8 c embellissentle teint. Réduites en électuaire (2.0) avec du miel 8 c un peu desauge (11), elles conviennent dans les maladies du foie, 8 c ap-paifent la toux 8 c la colique. On en fait prendre aux malades àla grosseur d’une aveline. Quelques Auteurs prétendent que lesbuveurs qui ont la précaution de manger cinq ou íìx amandesameres avant que d’entrer en lice (2.1*) , ne risquent point des’enivrer, quelque débauche qu’ils puistent faire. Ils ajoutent quellesfont un poison très dangereux pour les renards (2 1) ; 8 c que s’ilsne trouvent pas auffi-tôt après en avoir mangé quelque ruisseauoù ils puissent boire , ils meurent infailliblement. Quant aux aman-des douces, elles ont assez peu de vertus en médecine ; néanmoinselles purifient le sang , en atténuant les humeurs, &: poussentpar les urines (23). Mangées récemment cueillies, elles gonflentl’estomac (24).

Les noix Grecques (24*) font recommandées chez les Auteurscomme un bon remede contre la jaunisse, étant prises dans duvinaigre avec de la graine d’absinthe. Employées feules en Uni-ment , elles guérissent les tumeurs ou pustules de l’anus , 8 c sur-tout les excroissances calleuses qui viennent en cette partie. Ces

dit néanmoins que les amandes ver-tes , avalées avec leur coquille , cor-rigent les humeurs nuisibles de í’esto-mac ; ce qui fait penser au Pere Har-dovun qu’on pourroit lire au texte dePline deplent au lieu d 'implent.

(24*) Par ces noix Grecques, en-

tendrons-nous le fruit des noyers deGrece, ou bien Pline emploie-t-ilicil’expreísion familière de Caton, quin’a parlé des amandes que fous le nomde noix Grecques? Voyez Pline, li-vre 15 , chap. 22.