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Tome huitieme.
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181
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histoire naturelle, liv. XXIV. 181

trice. Elle relâche le ventre (15), 8c on 1’emploie avec la rue surles ulceres rongeants (16). La décoction de la fleur s’injecte avecsuccès pour les maux d’oreilles qui suintent ( 17) ; mais lorsqu on tirele suc, il faut le couvrir, parceque les mouches & pareils insectes enfont très friands. La racine de cette plante (18), ratissée 8c introduitedans les fistules, en ronge le calus. On l’introduit aussi dans lesoreilles avec le suc (19). On l’administre encore dans la jau-nisse (2.0), ainsi que dans les vices du foie 8c de la matrice. Si l’ons’en frotte la tête, elle rend les cheveux crépus.

Le sphagnos ,ouspkacos ,011 b ry on, naît, comme on a dit, dans laGaule (aï). La vapeur de la décoction de cette plante, reçue parin-session , s’emploie utilement dans les maladies qui attaquent les par-ties sexuelles des femmes (n). Mêlée avec le cresson, 8c bouilliedans de l’eausalée, elle est bonne contre les douleurs des genoux,& les tumeurs des cuilles. Prise en breuvage avec du vin 8c de larésine seche , c’est un très prompt diurétique. Enfin, broyée dansdu vin avec des baies degenievre, 8c ainsi prise en boisson, elleévacue l’hydropisie.

Les feuilles 8c la racine du térébinthe Rappliquent fur les abcès.Leur décoction fortifie l’estomac. On en boit la graine dans duvin pour les douleurs de tête , 8c contre la difficulté d’uriner (2.3).II détend doucement le ventre , 8c provoque les désirs amou-reux (2.4).

Les feuilles du picea (15) 8 c du larix (26), broyées 8c cuitesdans du vinaigre , font bonnes contre les maux de dents. La

à ritalie ; ainsi il est très probable que peukê & de puys , les rendant, tantôtThéopbraste, Aristote, & les autres par un équivalent Latin, tantôt parEcrivains Grecs un peu anciens , n ont un autre. Peut- être sont-ce des espe-point connu le larix , & que ce n’est ces propres à la Grece, & qui, à la ri-pas du larix dont ils ont parlé fous le gueur , n’ont pas de vrais représen-nom de peukê ; comme je l’ai dé j a fait tants en Italie : de même que le larixobserver ailleurs , en traitant expies- d’Italie n’avoit point de représentantsèment de ces arbres. Aussi Pline n’a- en Grece, ni ailleurs , du tems de Vi-t il pas traduit dune maniéré uni for- truve. Plusieurs prennent aujourd’huime les dénominations Grecques de le larix pour notre mele^e.