HISTOIRE NATURELLE) L I V. XXI V» 2.1 J"
employoic le lin goudronné, non le genêt. Sa graine (37), queles Grecs nomment aussi sparton & qui naît dans des folliculesou íiliqucs, comme les haricots , est aussi purgative que hellé-bore (38), à la dose d’une dragme & demie , prise à jeun dansquatre cyathes d’eau de miel. Les branches , avec les petitesfeuilles (39) , confites dans du vinaigre pendant plusieurs jours,& concaslêes, donnent encore un suc utile pour la fciatiqueétant prises en boisson à la dose d’un cyathe. D’autres aimentmieux les faire macérer dans de seau marine (39) , ou en ordon-donnent l’infusion en clystere. On fait du même suc, en y ajou-tant de l’huile, des liniments pour la fciatique. Quelques-uns em-ploient la graine contre la difficulté d’uriner. Le genêt pilé dansdu fain-doux (40), guérit la douleur ( de la goutte ) aux genoux.
La plance nommée communément myrice (41), est appelléeerice (42.) par Pompeius Lenams : cet Auteur écrit quelle a de laressemblance avec le vitex noir ; & que , cuite dans du vin , elle;est un Uniment propre à guérir les cancers. Quelques-uns croient ( 4 z )
gam , quod in Memoria Stadeniana ,à Joh. Henr. à Seelen edita, obser-vatum à doctissimo hoc viro videam,p. rr.8 , apud Saxonas bonne & bunnepro tabulato vel forisnavium usurpari,manifesta cum nostra voce cogna-tione.
(37) Tout ceci est confirmé parDioscoride , liv. 4 , chap. i z 8 , où ilappelle le genêt 9 trifrinv. Galien ,liv. 8 , de Fac. Simp. Med. , p. 1 3 1 ,l’appelle , & observe que c’est
le lien ordinaire des vignes.
(3 8 ) Dioscoride, liv. 1 , Eupor. cha-pitre 137 j reconnoît aussi de petitesfeuilles au genêt.
(39) Dioscoride, ïbìd.
(40) Marcellus Empiricus , chapi-tre 36.
(41) Nous en avons traité au 1 . 13,
chap. ii , où nous avons observé quel’opinion moderne en fait la mêmeplante que le tamarin »
(42) C’est ainsi que lit le Pere Har-douin , considérant que Pline a dit un-peu plus haut; tricem Gr&ci vocantfruticem non multum à myrice differen-tem. J’avoue que cette considérationmême me porte à douter que Plineait écrit ici ericen 3 d’autant qu’un ma-nuscrit porte camericam; d’où je con-jecture que notre Auteur avoir écritkham’ericen, c’est-à-dire la petite erice 3la petite bruyere; & que c’étoit là lenom distinctis que Lemeus , l‘affran-chi de Pompée , avoir donne à la my-rice 3 appellée par d’autres tamarice.
(42) Et c’est aussi le sentiment duPere Hardouin.