histoire naturelle, L I y. XXIV. 271
les éruptions d; sang qui se font par le canal de la génération.On en fait prendre aussi aux femmes après l’accouchement. Enfin,on femploíe coitre la morsure des chiens enrages.
L’herbe nomnee Jiakhys (40) a aussi de la ressemblance avecle porreau, fi ce n’est quelle a les feuilles plus longues, &: enplus grande qutntité ; quelle est dune odeur agréable, & d’unecouleur blanchâtre. Elle provoque le flux menstruel.
Le clinopoditn (41), appellé par les uns cleônicion (41), par lesautres ôpyron , & par d’autres encore ôcymoides , ressemble auserpolet (42) pa: la feuille (43). C’est une plante ligneuse (44) ,de la hauteur d’an palme (43), qui croît parmi les cailloux (4 6).Sa feuille est rende , & elle a la forme des pieds d’un lit ordi-naire (47). On en prend, soit l’infusion , soit la décoction (48) ,en breuvage , pour les convulsions , les ruptures, les rétentionsd’urine, & la morsure des serpents (49).
Nous joindrons ici quelques autres plantes, dont les proprié-tés ne font pas moins admirables, quoiqu elles aient moins decélébrité ; & nous réservons pour les livres suivants celles qui ontle plus de réputation. La plante que les Latins nomment centun-culus (50), & qui est la clêmatis des Grecs, est une herbe deschamps, dont les feuilles ont quelque ressemblance au capuchonde nos casaques ou manteaux de campagne. Infusée dans de grosvin, elle est excellente pour arrêter le dévoiement. Réduite enpoudre , prise au poids d’un denier dans cinq cyathes d’oxy-mel, ou d’eau chaude , elle arrête le sang, & est encore très effi-cace lorsqu’il s'agit de faciliter la sortie de sarriere-faix.
texte pour prendre la défense de Pli-ne , & soutient que notre Auteur a puindifféremment caractériser le clino-
f odion par la feuille ou par la fleur,une & l’autre étant annexées ensem-ble dans ce genre de plante.
t.4 B) On lit la même chose chezDioscoride, ibid.
(49) Dioscoride, ibid.
( 5 0 Le Pere Hardouin décide quec’efl: le gnaphalium dont Pline repar-lera encore au liv. 27, chap. 10. Sesraisons font qu’au liv. 27 , Pline attri-bue au gnaphalium les mêmes proprié-tés qu’ií prête ici au centunculus ; 8 Cque d’autrepart Dioscoride, in Nothis ,