Band 
Tome huitieme.
Seite
281
JPEG-Download
 

HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXIV. 2.8 l

feuille de'la bette, mais avec une tige, Sc la fleur de couleurde pourpre. Cette efpece ressemble à baron (18). D’autres m’enont montré une seconde efpece dont la racine étoit longue (2.9),comme marquetée, Sc remplie de noeuds : elle n’avoit que troispetites tiges. Ils recommandoient d’en faire cuire les feuilles, macé-rées auparavant dans du vinaigre, contre les morsures des serpents.La troisième espèce qu’on m’a fait voir (30), a la feuille plus largeque le cornouiller, Sc la racine semblable à celle du roseau. Onm’assuroit que cette racine avoir autant de nœuds, Sc la planteautant de feuilles, qu’elle avoir d’années. On en ordonnoit l’usagedans du vin ou de beau, contre le venin des serpents.

II croît encore dans l’Egypte une plante nommée aris , toutesemblable à baron (31), mais seulement plus petite, à plus petitesfeuilles, Sc dont la racine, auíïi plus petite (31*), a cependant levolume dune grosse olive. L’aris blanche poulie deux tiges, Scl’autre une íeule. Toutes deux font un bon remede pour les ulce-res fluants Sc pour les brûlures. On en fait un collyre pour lesfistules lacrymales (32). Cuites dans de beau, puis triturées avecde bhuile rosat, elles dessèchent les ulceres de la bouche. Maisune propriété fort étonnante , c’est que si cette plante toucheseulement à la partie de quelque animal femelle , l’animal.meurt (33).

Le myriophyllon , que nous nommons millefolium est une tigetendre , semblable au fenouil, Sc qui a un grand nombre defeuilles, d’oùil a tiré ion nom. II croît dans les lieux marécageux (3 4),Sc il est d’u n excellent usage pour les blessures. On en boit le suc

que cette racine est jumelle ? C’est ceque ce Critique n’explique point.

(3 1) Dioscoride, liv. 2, chap. 198 :Ko/y-àí hun , &c. Illitu nomas JìJiït :ex eadem collyria concinnantur , ad fis-tulas efficacia.

(33) Dioscoride dit seulement quece contact corrompt la partie sexuellede ranimai.

Tome KIII,

^34) Le Pere Hardouin , de ce ca-ractère donné, conclut que la mi 11e-femlle dont parle ici Pline , est le mil-lejolium aquaticum , ou ft ni ulus aqua-ticus de Dalechamp , livre 9 , Hifl.Plant. p. 1023. Au reste, la descrip-tion donnée par Pline se rapporte aveccelle donnée par Dioscoride , liv. 4 ,chap. 1 î j.

N n