histoire naturelle, L I v. XXIV. 301
De r herbe nommées, riphia, d'une autre nommée lanaria, &de leurs propriétés médicinales , ainsi que des flratiotes,d’eau, ou forte de joubarbe aquatique.
Plusieurs Auteurs font mention d’une plante nommée eri-
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me heure, & que celles qui ouvrentleurs fleurs ensemble , 11e les refer-ment pas en même te m s ; ce qtsi sem-bleroit cependant devoir être.
Ces Tables s’augmenteront fansdoute par la fuite. Elles méritent l’at-tention des Naturalistes ; il ne feroitmême peut-être pas difficile d’y faire ,dès à-préfent, quelques additions , fll’on recueillent les observations épar-fes dans les Ouvrages que l’on a faitsfur les plantes. L’on fait, par exemple,que les tulipes, le grand loleil, s’épa-nouissent Sc fe reflerrent tous les jours;qu’une efpece d’oinitliogale ne porteen François le nom de dame de on^eheures , que parcequ’elle s’ouvre tousles jours à cette heure. Le nom debelle - de - nuit a été donné au jalap ,pareeque ses fleurs s’ouvrent à Rappro-che de la nuit, Sc quelles fe ferment•le matin. II est vrai cependant quecette plante n’est pas tout-à fait dansle cas des précédentes. Ses fleurs, unefois fermées , ne s’épanotiiflenr plus ;elles font fermées Sc mortes. C’est unfait dont je me fuis assuré en marquantd’un fil les fleurs de cette plante. Cellesqui l’étoient, Sc qui s’étoient une foisouvertes, ne le faifoient pas une se-conde fois. Cette remarque, au reste,fe lit dans quelque Auteur qui avoitaulli vu par iui-même ce fait dont on
pourroit douter, trompé par la grandequantité des fleurs que cette plantefournit , Sc qui empêchent de biendistinguer celles qui s’ouvrent pour lapremiere fois.
Dans le tems de la fécondation desplantes, les étamines Sc le pistil d’ungrand nombre semblent alors s’animer.Ces parties prennent une directionqu’elles 11’avoient pas auparavant. El-les fe tournent les unes vers les au-tres , Sc quelquefois avec assez depromptitude. Le tems de la féconda-tion étant passé, ces parties s’aftaif-fent fur elles-mêmes , fe dessèchentSc ne donnent bientôt plus aucunemarque de sensibilité. Comme cesmouvements ne s’exécutent précisé-ment que dans ce tems, je crois qu’ilconvient de n’en parler que lorfqu’ils’agira de cette action si importante Scsi essentielle de la vie des plantes. Jene parlerai ici que de trois plantes oùles étamines donnent des marques desensibilité dans tout autre tems Unede ces plante est la roquette commune.Si l’on écarte ses étamines du pistil,elles reviennent assez promptementfur cette partie , en s’inclinant par lehaut , s’en éloignent ensuite peu-à-peu,& fe redressent entièrement. 11arrive à-peu-près la même chose dansl’héliantheme. Le mouvement est trèsvif dans l’épine-vinette. On 11’a pas