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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 3 Ojs

Proprietis de Vherbe qui croît fur la tète des flatues : deVherbe qui vient aux bords des rivières : de Vherbe nomméelangue de l’ herbe qui croîtfous les cribles mois s : de Vherbequi croît fur le fumier : de la rhodore : de Vherbe impie :du pecten Veneris : de l’ herbe nommée nodia : du grate-ron , de Vherbe nommée canaria lappa : du tordylon : dugramen ou chiendent : du dactyle , ÔC du fenegré.

On prétend que l’herbe (1), crue fur la tête d’une statue (a),ramassée par quelqu’un dans un pan de son habit, & pendue aucou dans du lin roufsâtre, appaife sur-le-champ le mal de tête.

On dit aussi qu’une herbe quelconque, qu’on a cueillie fur lebord des ruisseaux ou des rivières, avant le lever du soleil, fansêtre vu de personne , étant attachée au bras gauche, mais fansque le malade jfe doute de ce que c’est, guérit la sievre tierce.

L’herbe nommée langue (3), croît auprès des fontaines. Saracine , brûlée & broyée avec de la graille de truie, répare lachute du poil, si l’on s’en frotte au soleil. On ajoute que cettegraille doit provenir d’une truie noire & stérile.

Les herbes qui se trouvent renfermées fous un crible qu’on ajetté au hasard dans un chemin (4), attachées au col des femmesgrosses, accélèrent leur accouchement,

L’infulìon de l’herbe qui croît fur les fumiers de la campagne,bue dans de l’eau, est un remede très efficace pourl’efquinancie.

L’herbe près de laquelle il y a eu de l’urine de chien, étantarrachée de terre, fans que le fer y touche, guérit très prompte-ment les luxations.

En traitant l’article des arbustes, nous avons parlé du rumbotihnus (5). Vis-à-vis de cet arbre, quand il est nud & fans vigne,croît une «herbe que les Gaulois nomment rhodora (6). Sa tige

(6) Je lis rhodoram , comme portent ici les manuscrits. L’indice du livre

Tome V 111 . Q q