HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXV. Z 2. I
vis; le phi s grand effort d’esprit est depuis íong-tems de garder,chacun au dedans de nous, les expériences qui ont réussi aux An-ciens (i ), afin qu’eíles soient perdues pour les autres. Cepen-dant certaines découvertes ont fait mettre quelques hommes aunombre des Dieux ; 6e combien n’en comptons nous pas qui fontdevenus célébrés par les plantes auxqueiles on a donné leursnoms, en reconnoiífance de leurs découvertes, dont on a vouluconserver la mémoire? Les Anciens, à la vérité, n’ont pas donnéla même attention aux plantes qui semblent nous intéresser da-vantage, parceque nous les semons , ou qui nous invitent à lescultiver par les aliments quelles nous procurent. Mais c’est engravissant fur la cime des montagnes les plus sauvages, en péné-trant dans les solitudes cachées, en fouillant toutes les fibres dela terre, qu’ils ont trouvé les propriétés de chaque racine, lesusages qu on pouvoir faire des feuilles des plantes, & qu ils ontfu convertir en remedes , &c en véhicules de santé , ces substan-ces dont les animaux s’abstenoient en nourriture.
Des Auteurs Latins qui ont écritfur Vusage dessimples : enquel tems la Botanique commença a être cult ivée a Borne :des premiers Auteurs Grecs qui aient traité de cettescien-ce : prenuere inventio n de s propriété s des simples : pourquoileur grande vogue a baissé : de T églantier, de l’arbusenomme dracuncule , (§> de leurs propriétés médicinales .
Nos peres , ardents à s’emparer de toutes ces utilités, detout ce qu’ils trouvoient de bon , n’ont pas fait tout l’honneurqu’ils dévoient aux travaux des Anciens. Marcus Caton , cet hom-me versé dans toutes les connoissances usuelles, a été le premier,& long-tems le seul, qui ait touché sommairement cette matière ;
vent réíervé la connoissance du, çoup de maître dans la main d’ceuvre de di*vers procédés.
Tome FIIL S S