HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXV. Z
preuve en subsiste encore dans les Marses (9) , nation descenduede son fils, &: que l'on fait être en possession de soumettre lesserpents. Homere , le pere de toute doctrine & de toutes les tradi-tions anciennes, en célébrant (bailleurs le savoir de Circé , ne laissepas á’attribuer à l'Egypte l'honneur d’avoir connu les vertus desplantes, lorsque la portion de ce pays , arosée maintenant par leNil , n’existoit pas même encore (10), setant formée depuis , &successivement, du limon accumulé par le fleuve : du moins parle-t-il de plusieurs plantes d’Egypte données à son Hélene, par lafemme d’un Roi du pays ( 11) *, & , entre autres, du fameux nêpen-thes , qui faisoit oublier tous les maux , & qu’Hélene , par cetteraison, auroit du faire boire à tous les hommes. Mais Orphée ( 1z)est le premier qui, de mémoire d’homme, a laide par écrit quel-que chose d’exact sur les herbes. Après lui Musée (13) &: Hésiode ,
« de Plantis , VEpigenis d'Eschen-,» bach, p. 182. Je doute que per-„ sonne ait remarqué qu’on a fait» dire à Orphée même , dans les Ar-» gonautiques , vers 11 , qu’il avoirn écrit fur la médecine. 11 ne nous„ reste, d’un grand nombre d’Ouvra-„ ges attribués à Orphée, que les Ar ■w gonautiques , des Hymnes , & un» Pocme fur les pierres ( mpì *í 6 av ).» Presque tous les Savants regardent„ ces Ouvrages comme supposés. Ef-» chenbach en a donné une édition à,, Utrecht en 1 8 9 • mais il a lassé„ subsister beaucoup de sautes dans» la traduction. L’Auteur des Argo-» nautiques , quel qu’il pusse être ,» me paroît fort ancien ; car il ne», montre point d’art,& il est d’une>- ignorance étonnante en géographie,s» II est singulier qu’Androtion ait pré->» tendu , comme on le voit chez,» Elien, Var. Hifi. liv. 8 , qu’Or-?» phée , qu’on fait Auteur de tant
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» d’Ouvrages différents , n’avoit au-» cime connossance des lettres, ou*» caractères alphabétiques. Fabricius,
» Bibl. Gr. tome 1 , p. 130, croît,
>» fur la foi deTzetzès, que la fable>, d’Ûrphée retirant fa femme desen-» fers, est une expression allégorique» de son habileté en médecine, par» laquelle il sauva sa femme Euridicey- d’une maladie délespérée. Eustathe,
» Iliade , livre 1, v. 5 9 <5 , dit aussi» qu’Orphée sit d’abord le métier de» Charlatan , qu’ensiute se jugeant-> capable de quelque chose de plus ,»» il excita des troubles , & fut tué„ dans une sédition „.
(13) Note de M. Barthès fur M u-»fée : „ Pline cite ici cet Auteur d’a-»> près Theophraste , fur une vertu-, chimérique attribuée au polion. Fa-» bricius, Bibl. Gr. tome 1 , p. 103 ,,, croir que cette citation a été prise,» de FOuvrage de Musée fur le trai-» renient des maladies, Ouvrage in a
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