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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXV. ZZI

ainsi qu’on l’a déja dit (14), ont écrit des choses merveilleusesde l’herbe appellée polion. Orphée Sc Hésiode ont recommandél’usage des herbes en fumigation. Homere nomme Sc célébréencore d’autres herbes, dont nous parlerons en leur lieu. Depuisce Pocte , Pythagore, que fa sagesse a principalement illustré , acomposé le premier un livre des essets ou propriétés des plantes,dont il attribue 1 origine Sc la découverte à Apollon, à Esculape,&: généralement aux Dieux, tout immortels qu’ils font (15). Dé-mocrate a fait de même un Traité des plantes ; Sc tous deux ontécrit après avoir voyagé chez les Mages de la Perse , de l'A rabie ,de l’Ethiopie, de l’Egypte. Les merveilles qu’ils ont racontées desplantes ont tellement accoutumé l’Antiquité aux prodiges, quellen’a pas craint dans la fuite d’affirmer les choses les plus incroya-bles. Xanthus , dont on a des histoires , rapporte dans la pre-mière que le petit d’un serpent ayant été tué, fut rappelle à lavie par son pere , avec une herbe nommée baies & qu’un per-sonnage nommé Thylon, ayant été tué par un serpent, fut austìressuscité par le moyen de la même herbe. Juba rapporte quedans l'Arabie, un homme fut rendu de même à la vie par la vertud’une plante. Démocrite a écrit, &Théophraste a cru fur fa foi,qu il existoit une herbe , qui, apportée par un oiseau dont nousavons parlé (16), fait sortir , par le seul contact , un coin enfoncépar les bergers dans un arbre (17). Ces merveilles, tout incroya-bles quelles font , nous remplissent d’admiration, Sc nous obli-gent de confesser que bien des choses existent contre toute vraisem-blance : d’où je vois la plupart des hommes dans l’opinion qu’il

» niere a une ressemblance palpable», avec celle de ces Poètes. La meilleu-», re édition de ce Poëme est celle» qu’a donnée M. Rover ».

(14) Au liv. zr , chap. 7 8c ch. zo.

(15) C’est-à-dire à des personnagesqui, étant immortels, n’avoient au-

cun besoin des secours de la méde-cine.

(16) Le Pere Hardouin croît quePline veut parler ici d’une forte depivert dont il a fait mention au 1. .0,chap. 18.

( 17) Voyez le liv. 1 o, ch. 1 8.

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