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z z6 NATURALIS HISTORIE LIB. XXV.
De quodam pestifero fonre Germanice , SC de Britannica ,SC maximis morborum doloribus.
Caput Nec bestiaritm solum ad nocendum scelera sunt, sed3. intérim aquarum quoque ac locorum. In Germania transRhenum castris a Germanico Cassare promotis, maritimotractu, fons erat aquas dulcis solus, qua pota intra bienniumdentes deciderent, compagesque in genibus solverentur.
(i) Note de M. Gúettard : „ On ne»> sait pas li l’on a cherché à détêrmi-,, ner l’endroit où cette fontaine doit» serrouver. Son existence, au reste,» ne paroît point impossible : on ne» peut guere au contraire se refuser àce que Pline en rapporte, puisqu’on» lit dans les Mémoires de l' Académie„ Royale des Sciences pour l’année», 1711 , p 13 , qu’à Senlifles , vil-» lage près de Chevreufe, situé dans» dans une vallée au bas d’un Châ-"*» teau , il y a une fontaine publique« dont l’eau fait tomber les dents» fans fluxions, fans douleur, 6cfans» que l’on saigne. On ne peut se» prendre qu’à elle de cet ester; car» î’ait est très bon & très tempéré, les« habitants fout plus robustes 6c plus», sains qu’ailleurs , seulement il y»> en a plus de la moitié qui man •~ quent de dents. D’abord elles bran-„ lent dans la bouche pendant plu->j sieurs mois, comme un barrant dans« une cloche , ensuite elles tombent»» fort naturellement Toute la disté.w rence qm se trouve entre ce récit &m celui de Pline , consiste dans les?» symptômes qui ne paroistenr pasêtre entièrement les mêmes. Les
» malades dont il est parlé dans Pli—» ne, croient en même tems attaqués,» à ce qu’il paroît, du scorbut. La», foibleste des jointures en est une» marque ; les temedes que l’on em-m ploya pour les guérir en font une>, preuve. On se servit seulement« d’une espece d’herbe à cuillier, qui,„ selon Muntinginde, est celle que,, l’on appelle communément le cran,„ On fait, pour l’ordinaire, de nos», jours, usage de cette plante dans•» cette maladie. Les soldats scorbuti-», ques de Germanicus ne dévoient>, pas perdre les dents fans refleurir des», douleurs vives , comme le plus„ grand nombre des scorbutiques, &,, ils dévoient être dans le cas de ce» Persan dont il est parlé dans l’arti-», cle des Mémoires de l’Académie», cité ci deflus, qui s’ôtoit avec la„ main, quand il vouloir, sept ou-- huit dents de la bouche , 6c se les», rem étroit aullì facilement, 6c qui>» avoir violemment le scorbut. Cew Persan étoit de Suse, qui renfer-» me une fontaine dont Peau fait„ tomber les dents à ceux qui en boi-», vent. Cette différence , si favorablev aux habitants de Senlisses, ne dé-
Q’urie