Band 
Tome huitieme.
Seite
338
JPEG-Download
 

zz8 NATURALIS HISTORIAS LIB. XXV.

Stomacacen Medici vocabant, & sceletyrben, ea mala.Reperta auxilio est herba , quœ vocatur Britannica, non

» qui ne lui sont qu’étrangeres , quon„ doit attribuer fa mauvaise qualité.„ Ce n’est peut-être que son grand« froid qui en est la cause. On a dit,„ à la note sur les fontaines froides,„ qu’elles étoient capables de faire„ perdre le sentiment aux parties» quon y tiendroit quelque temps>3 plongées. L’eau de Senliííes estvi-33 ve : on la trouve fort froide lors->3 qu'on la boit au íortir de la fon-33 raine : onreconnoît quelle est dure33 quand on s'en sert à la cuisine pour33 la cuilson : & on prétend qu’elle33 donne des tranchées à ceux qui n’yfont pas accoutumés. L’usage jour-nalier que l’on fait de ces eaux oc-casionne peut-être sur les gencives,ce que les autres feroientsurles par-ties qu’on y plongeroit. Les gen-cives doivent ainsi perdre leur res-sort, elles ne doivent plus com-primer assez les dents. Ces partiespar conséquent doivent se détacherpeu à peu, & tomber sans causerde douleur. C’est aussi à la cruditédes eaux des rivières qui arrosentEstampes que l’on attribue la pertedes dents que souffrent un grandnombre des habitants de cette ville.La source de ces rivières est peuéloignée d’Estampes. L’eau par con-séquent n’a pas pu être battue , &pénétrée de la chaleur dusoleil. Elleest ainsi dans le cas des fontainesdont il a été ici question. Les dentsdes habitants d’Estampes ne tom-bent pas cependant entieres ni fansdouleur. La chute de ces parties

33 est précédée ordinairement par des» douleurs vives Sc de nature diffé—33 rente; la carie des dents fuit ces33 douleurs, & elles finissent par la« perte entiere de celles qui ont été33 attaquées. De force qu’il y a peu33 de personnes dans cette ville à qui33 il ne manque de bonne heure plu-33 sieurs de ces parties 3 >.

(z) Dénomination qui signifie bou-che corrompue. C’est le scorbut, selontoute apparence. Voyez Sennert, li-vre j , p. 504 Le Pere Hardouin ob-serve qu’aujoutd’hui même cette ma-ladie est commune dans la Frise, & ilen attribue la cause à lá nature vi-cieuse des eaux du pays.

(j) En Grec o-MÀoTÍpCt!. EcoutonsGalien , qui dépeint ainsi cette mala-die,rom z, n. z 9 3, p. z 6 y.2xíÀoTÚf£w sç-/v , &c. 1 S/celotyrbê , pa~ralyjis species 3 qu'.ndo recli nequeuntincedere : sed nunc in Uvam , nunc indextram corpus contorquent, pedesqueproserunt ; interdum etiam , velut inu-tile syrma , anguium more pedem pro-movent. Strabon , liv-1 6 , p. 7 S1, nousapprend que Tannée dTElius Gallusfut affectée de ces deux maladies enArabie, pour avoir mangé des fruits-& bu de 1’ea u du pays.

(4) II paroi t que c’est ì'hydrolapa-thum noir, comme le soutient Abra-ham Mutting , qui a fait un traité surcette plante ; & Galien appuie cettedécision lorsqu’il dit que la Britanni-que a les feuilles semblables à cellesdu lapathum des champs 3 liv. 6, deFac. Sunp. Med. Quant à ce nom de