HISTOIRE NATURELLE, LIV.XXV. Z ss
luc; on rexprime séparément de la graine , des tiges & des feuilles*Sa racine est auífi de quelque usage; mais, à mon avis, l’emploide toute cette plante en général est très hazardé : car il est certainqu’on ne peut en manger plus de quatre feuilles, íans que la têtesoit bouleversée. Les Anciens croyoient que la feuille , infuséedans du vin, chaíloit la fièvre (43). On tire de la graine une huile,comme nous savons dit (44), dont une simple injection dans lesoreilles dérange la tête (45). Ce qu’il y a de singulier, c’est quona fait prendre des remedes alexipharmaques à ceux qui avoient avaléde son suc, comme si c’étoit un véritable poison, 8c que ce mêmesuc est administré dans plusieurs cas comme un remede*. C’estainsi qu’on est tellement curieux de multiplier fans fin les expé-riences, que son force les poisons mêmes à devenir utiles.
Du lino - pofis ou parthenion : de l’hermupoa ou mer-curiale : de l’ herbe d’Achille : du panais d'Hercule : dela fidentis : de la mille-feuille : de l’ herbe nommée scopa,regia : de Vherbe d’Hermione : du teucrion : du sple-nio n : de Vellébore SC de fes différentes efpeces : pro-priétés médicinales de l’ellébore noir SC de Velléboreblanc : pour quelles maladies on le donne : comment ils’administré : a qui il n en faut point donner : de la pro-priété quil a de tuer les rats & les souris .
La plante appellée tino-\ôfis (1) ou parthenion (z), est un pré-sent de Mercure : c’est pour cela que parmi les Grecs plusieurs
la partition numérotée 910. Et furdifférentes efpeces de mercuriales ,consultez le même Savant, dans sonSpecies Plantarum , p. 1391 , 1408,1413 , 1414 Sc 1427. Les diversesdénominations données ici par Pline
à la mercuriale, & la description qu’ilen fait, sont avouées de Dioscoride,liv. 4, chap. 191. Voyez , sur la dis-tinction en mâle & en femelle , lanote 4 ci-après.
(2) Cette dénomination indique
Y y ij