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Tome huitieme.
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383
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HISTOIRE N A T U R E L L E , L I V. X X V. 383

Enfin, il est une troiíìeme efpece de centaurée nommée trior-kkis (31). II est rare qu’on la coupe sans se blesser. S011 suc est decouleur de sang. Théophraste écrit quelle est gardée pat un oi-seau de proie du genre des éperviers qui se jette sur ceux qui lacueillent, & quelle en a tiré ce nom de triorkhis (3r.). Les gensmal instruits confondent tous ces caractères distinctifs Sc les assignentà la premiere efpece.

Propriétés du clymenus : de la gentiane : de la lyjimakie :de la parthems : de Varmoise : de I’ambrosie : du nénuphar :de Vhéraclée : & de Veuphorbe.

Le clymenus (1) porte le nom d’un Roi. Cette plante a lesfeuilles Sc la graine du lierre, est branchue, a la tige creuse Se en-tourée de nœuds, Sc l’odeur forte. Elle croît dans les bois Sc lesmontagnes. Nous indiquerons les maladies que guérit son usageen boisson. Mais il faut observer ici, qu’en opérant des guérisons,elle rend les hommes qui en boivent inhabiles à la génération {%).Les Grecs ont écrit quelle ressembloit au plantain (3), qu’élleavoit la tige quarrée, de petites feuilles entrelacées les unes dansles autres avec fa graine, comme les filets des polypes. Son suc (4),qui est très rafraîchissant, est employé dans la médecine.

La gentiane (5) est une découverre de Gentius, Roi d’Illyrie (6).Cette plante croît pat-tout ; mais la meilleure est l’Illyrique. Ellea la feuille du frêne, mais 'de la grandeur de la laitue ; la tige

KXÍ/J.IVOV , &c. Clymenon caulem profertquadrangulum , ceu f a' a 3 folia planta-gini fimilia : folliculos vero habet supracaulem ita difpofito , ut alter in alte-rum propendeat , velut in iride & in po-lyporum cirris.

(4) Voyez un plus long détail à cesujet chez Dioscoride , ibid.

(3 ) Oq lit la même chose chez Dios-

coride, liv. 3, chap- 3. Voyez la fi-gure de la gentiane chez Dodonce ,p. 340.

(6) Tite-Live en fait beaucoupmention, 1 . *0 , p. 517. Gentius fit laguerre aux Romains avec Persée, Roide Macédoine, Se fut avec lui con-duit en triomphe. Voyez Eutrope ,liv. 2, p. 767 & 769.

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