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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI V. XXV. 397

de terre, semblable au millet ; elle a des feuilles couvertes d’unduvet rude, & on l’introduit dans les narines pour le saignementdu nez. Celle qui croît en Italie a la même propriété d’arrêterle sang, en l’attachant au vaisseau.

Les Vettones, peuple d’Efpagne, ont trouvé la plante appelîéede leur nom venonica (ou bétoine) dans la Gaule (25); en Italieserratula ; chez les Grecs keftros ou pfykhotrophon (26). Cetteplante, l’une des plus estimées, fort d’une tige anguleuse (27), dedeux coudées de hauteur, qui pousse de ía racine des feuilles den-telées semblables à celles du lapathum (28), Lz une graine rouge.On en fait sécher les feuilles qu on réduit en poudre (29), pourun grand nombre d’usages. II s’en fait encore une forte de vin &:de vinaigre (30), pour fortifier l’estomac & pour éclaircir la vue.On lui fait, de plus, l’honneur de la croire propre à repoussertous les maléfices d’une maison dans laquelle elle est semée (31).

Ce st ainíi que s’est encore fait en Espagne la découverte de laCantabrique (32), trouvée vers le tems d’Auguste par les Canta-bres. Elle croît par-tout fur une tige droite comme un jonc, d’unpied de hauteur, chargée de petites fleurs oblongues & en foi mede vases, qui renferment une très petite graine. L’Espagne, aureste, n’a jamais manqué de curieux pour la recherche des plan-tes, puisqu’encore aujourd’hui dans les festins les plus nombreux&: les plus gais, on sert un certain vin-liqueur, dans lequel entrele suc de cent herbes disterentes, & que cette boisson a toujourspassée pour être très salutaire & très agréable. Personne cepen-dant ne connoît ni toutes les especes, ni la quantité précise deces herbes. Le nombre en est seulement constaté par le nom mêmede la liqueur.

Notre âge conserve la mémoire de la découverte d’une plantefaite par les Marses, qui croît chez les Equicoles, aux environs

(z r) Clusius donne une figure de la cantabrica , liv. 4 , Hijl, rar. Plant .p. 49.