HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 399
da bourg de Nerveíla (3 3). Cette herbe, nommée conjlligo (34},est utile pour le dernier degré de phthiíie, comme nous le feronsvoir en son lieu.
Enfin, récemment, Servilius Démocrates, l’un de nos premiersMédecins, a trouvé une herbe à laquelle il a donné le nom fac-tice d 'ibéris (3 y), & qu’il a décrite en vers (3 6 ). Cette plantecroît pour l’ordinaire autour des vieux monuments, dans les masu-res &c dans les lieux incultes où l'on ne fait que paífer. Elle est tou-jours verte ; fa tige est haute d’une coudée : elle a la feuille du cresson,& fa racine en a l’odeur. Sa graine est presque imperceptible. Sonusage est plus efficace en été qu’en aucun autre tems, & quand elle estfraîchement cueillie. On a de la peine à la piler. Mclée avec un peude graisse, elle est très utile pour toutes les douleurs des hanches &des articulations, en la tenant attachée aux parties malades (37), pen-dant quatre lieures au plus pour les hommes , &. la moitié moinsde tems pour les femmes. Après ce traitement, on fait prendreau malade un bain chaud, à la sortie duquel on lui frotte bientout le corps d’huile & de vin. Et s’il reste encore quelque res-sentiment du mal au bout de vingt jours, on recommence. Elleguérit de cette maniéré tous les rhumatismes cachés, pourvuqu’on l’applique, non dans le fort de l’inflammation, mais lorf-qu’elle est diminuée.
Les animaux ont aussi découvert des plantes, entre autres lachélidoine (38), ou herbe des hirondelles; car c’est, dit-on, avecce simple que les hirondelles rétablissent la vue de leurs petits (39),
feuille est de figure esculaire ou ap-prochante de celle de Xesculus. Voyezia figure de l’ esculaire , esclaire ou che-lidonium majus 3 chez Dodonée, p. 48,figure vérifiée par le Pere Hardouin auJardin du Roi.
(3 9)Dioscoride, liv. 1, chap. u 1,témoigne aussi quecetoitde son temsun préjugé vulgaire. Mais Celsustraite cela de fable , liv. 6, chap. 6 ,
ën ces termes : Harum avium aciesextrinsecus Usa interpojito tempore inantiquum Jlatum redit , celerrimèquehirundinis. Unde etiam locus fabulafaclus ejl, aut per parentes 3 aut idherba chelidonia rejlitui 3 quod per sesanescit Quoiqu’il en soit, conlultezsur cette question les Mélanges Me-dico-PhyjiqueSj ou Ephemerides d' Al-lemagne , année 8 , Obferv, 18, p. j 1.