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& totam Arcadiam ac Laconicam tradunt. Arcades quidemnon medicaminibus uti, sed lacte circa ver, quoniam tuncmaxime succis herba: turgeant, medicenturque ubera pas-cuis. Bibunt autem vaccinum, quoniam boves omnivorxfere sunt in herbis. Potentia earum per quadrupedes etiam-num duobus claris exemplis manifesta fit : circa Abderam,dc limitem, qui Diomedis vocatur, equi pasti inflamman-tur rabie : circa Potnias vero & afini.
Inter nobilifiimas aristolochia: nomen dedisse gravida:videntur, quoniam esset api7« àíxÓuccuç. Nostri malum terra:vocant, & quatuor genera ejus servant. Unum tuberibusradicis rotundis, foliis inter malvam & ederam, nigrioribusmollioribusque. Alterum mascula:, radice longa quatuordigitorum longitudine, baculi crassitudine. Tertium lon-giflima: tenuitatis, vitis novella:, cujus sit praecipua vis,quae clematitis vocatur, ab aliis Cretica. Omnes colore bu-
(57) Theophraste , ibid.
(5 8) Theophraste, ibid.
(59) Les Interpretes jufqu’d ce jouront traduit ce malum terrui par pommede terre. Mais je pense qu’il faut tra-duire mal de la terre , fléau de la terre ,&c. ; car nous verrons bientôt que laracine de l’aristoloche, à racine ron-de, étoit appellée venenum terra , ve-nin de la terre, par les habitants de laCampanie. Tout nous invite donc dpenser qu’il y avoir analogie entre ladénomination de la plante, & celle dela racine de cette même plante. Aureste , l’aristoloche , selon quelquesAuteurs, Dioscoride, entre autres,liv. j , chap. 4, tire son nom de cequ’elle est bonne aux lochies des fem-mes çn couches j mais, selon d’autres,
parmi lesquels nous comptons le Scho-liaste de Nicandre, 6c même Cicéron ,au liv. r de la Divination, elle a étéainsi nommée d’une femme d qui soninvention est due. Apulée , chap. i 9 ,écrit que les Daces l’appelloient abjìn-the rustique. Nous ne nous ancronspoint d ce que dit le faux Dioscoride ,in Nothis 3 que les Siciliens rappel-lent khamamêlon 3 & les Romainsterra-mala.
(60) C’est l’aristoloche ronde, au-trement aristoloche femelle, d feuillesde lierre , de Dioscoride , liv. ; , cha-pitre 4; l'aristoloche d feuilles quitiennent le milieu entre le lierre & lepériclimene, chez Nicandre, in The-riac, p. 5 6. Enfin c’est ì'arijìolochiaprima rotunda de Clusius, & dont il