HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 407
rouge (65); &: elles porcent de petites baies comme le câprier (66).On ne fait usage que de leur racine. La quatrième efpece, ap-pellée plìflolockïa (67), est encore plus mince que la troisième,& a beaucoup de chevelu a fa racine, qui est de la grosteurd’un jonc qui est bien nourri. Quelques-uns lui donnent le sur-nom de pclyrrhisos (68). Elles ont toutes également une odeurmédicinale j mais celle dont la racine est oblongue & plus mince,a 1 ’odeur la plus agréable. Son écorce est épaisie & charnue (69) ;ôi fes qualités aromatiques la rendent propre à entrer dans lesparfums de nard. Ces plantes croiíìent dans les terreins gras &dans les plaines. Le tems de les arracher de terre est celui dela moisson; & on les garde après les avoir nettoyées. On estimeparticulièrement l’aristoloche de Pont j & dans chaque efpece, cellequi est la plus pesante est la plus convenable pour la médecine. L’ef-pece dont la racine est ronde , est employée contre le venin des ser-pents ; mais celle qui est à racine oblongue, a des propriétés encoreplus glorieuses, puifqu’étant appliquée dans de la chair de bœuf fur leventre d’une femme auíìi-tòt quelle a conçu, il en résulte un enfantmâle (70). Les pêcheurs de la Campanie nomment la racine, qui estronde, le venin de la terre. Nous leur avons vu concasser cette racine,y mêler de la chaux, &: la disperser dans la mer. Les poissons yaccouroient avec une avidité surprenante, meuroient à l’instant,& flottoient fur l’eau. On dit que la racine de l’efpece appelléepolyrrhifos , est bonne pour les convulsions , les contusions &:les chûtes considérables, prises intérieurement dans de Peau ; quepar la vertu quelle a de tasse r mi r & de réchauffer, elle est aussid’un grand secours pour la pleurésie & pour les maladies desnerfs; qu’enfin elle a encore les propriétés du satyrion (71).
valde expertis , quodfi jumatur ariflo - (1 amaricatur , concepit fceminam .. *
lochidt aureus unus , & teratur , & con- Sed ego miror Ji hoc ejl verum , &c.ficiatur cum meile , & supponatur in vul-vam cum lana viridi à mane usque ad (71) C’est-à-dire quelle est aphro-meridiem jejunanti mulieri : tuncfidul- disiaque, ou propre à exciter à l’a-ce Js Lt saliva ejus , concepit masculum ; mour.