HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 4II
succès dans du vinaigre, ainsi que le suc de la plistoloche. Celle-ci , suspendue au-dessus du foyer, a même la vertu de faire fuirles serpents des maisons.
De V 'argemone , de L’agaric , de l’ek/uos , de la jusquiame ,de La verveine ou herbe sacrée 3 de l’ herbe aux mlttes 3 deVherbe nommée lemonia, de la qumteseulllc 3 du daucus ,de Vherbe nommée persolata , de la bardane 3 du cyclamenou pain de pourceau 3 & du peucedanum 3 toutes herbesservant a guérir les morsures desserpents.
L’ argemone est pareillement un antidote contre le venindes serpents, en buvant le suc de sa racine , au poids d’un de-nier dans trois cyathes de vin. Nous aurons fréquemment sujetd’en parler, ainsi que des autres ; mais celles-ci marcheront lespremieres ; car dans ce genre de médicaments, il convient de par-ler d’abord des plantes qui ont le plus d’efficacité. L’argemone (1)a les feuilles de l’anémone, mais découpées comme le persil. Saracine ressemble à celle du pavot sauvage ; elle porte au haut desa tige une tête semblable à celle de ce mcme pavot ; & elledonne un suc acre & piquant, de couleur safrannée. Cette plantecroît chez nous dans les champs. Nos Herboristes en font troisespeces , & n’estiment que celle dont la racine a l’odeur del’encens.
L’agaric (1) qui est blanc , croît comme un champignon furles arbres aux environs du Bosphore de Thrace. On le donneau poids de quatre oboles (3) , pilé dans deux cyathes de vinai-gre composé de miel. Celui qui croît dans la Gaule palfe pour leplus foible. L’agaric mâle est plus épais & plus amer ; il fait en-core mal â la tête. L’agaric femelle est plus mince, & il a d’a-bord un goût doucereux , qui bientôt dégénéré en amertume.
II y a deux especes d’ekhios. Celle qui ressemble au pouliot (4),èc dont les feuilles forment une forte de couronne au haut de
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