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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXV. 415

II y en a de deux efpeces, l’une qui a beaucoup de feuilles, &cque l’on croie être la femelle de la plance ; &c le mâle , 011 ellesfont plus clair-semées. L’une èc l’aucres poussent plusieurs bran-ches minces , longues d’une coudée, L-5 anguleuses. Les feuillesde cette plante font plus petites, plus étroites, & plus profon-dément découpées que celles du chêne. Sa fleur est verdâtre , faracine longue & déliée ; elle croît par-tout dans les lieux plats &caquatiques. Quelques Botanistes (15) ne font aucune distinctiond’efpeces , Le n’en font qu’une des deux , attendu quelles produi-sent les mêmes esters. Les Gaulois emploient l’une Se l’autre pourtirer les forts Se annoncer l’avenir. Les Mages, fur-tout, débi-tent beaucoup de folies fur cette plante. Ils prétendent que quandils s’en font frottés (14), ils obtiennent tout ce qu’ils veulent;qu’ils chassent les fièvres, qu’ils s’attirent l’amitié des hommes ,Se qu’aucune forte de maladie ne leur résiste. Mais il faut, seloneux, la cueillir vers le commencement de la Canicule, de ma-niéré que l’on ne soit vu ni de la lune ni du soleil, & après avoirversé fur la terre , en forme d’expiation , du miel des rayonsde miel. II faut de plus tracer d’abord avec le fer un cercle au-tour de la plante , la déraciner de la main gauche , &r l’éleveren l’air; puis en faire sécher séparément, à sombre, les feuilles,la tige & la racine. Ils ajoutent qu’en arrosant avec de seau danslaquelle elle a trempé , une salle à manger , la joie fe répandparmi les convives. On la pile, Sé on la boit dans du vin contrele venin des serpents (15).

II est une herbe assez ressemblante à la verveine, qui trompesouvent, & quon prend pour elle , mais dont les feuilles font

myrtea appellata 3 lib. 15 , cap 29 ,nam qwvìs virgulta religioni j/uffitui-que apta verbens, dicebantur. Tum lau-rus j ex allatis Plinii Festique testi-monus , atque adeo aliis , palam efl.De sabina pariter herba , de rore ma-

rino j ac ateris , qua in hos adhibenturusus , diximus suis locis.

(13) Dioscoride est de ce nombre.

(14) Diosconde, liv. 4, chap. 61-(l<i Dloscriride . ibid.