HISTOIRE N A T U R E L L E, L IV. XXV. 43 I
L’herbe appellée perijlereos (40), nom quelle tient des pigeons,à qui í'on usage est familier , a une tige haute, bien garnie defeuilles, pousse d'autres tiges de fa tête. On prétend que ceuxqui la portent fur eux ne font pas aboyés des chiens.
Rien n approche plus de ces maux, que ceux que les hommesfe font eux-mêmes, &: qu’ils ont imaginés contre eux. Le remedeà tous, en général , & même aux maléfices magiques , est d a-bord le fameux moly d’Homere , puis l’antidote de Mithridate,enfin la scordotis Se la centaurée. La graine de la bétoine , avaléedans du vin cuit, ou miellé, ou prise avec une dragme de farine dansquatre cyathes de vin vieux , fait évacuer par bas tous les médica-ments nuisibles qu on peut avoir pris. 11 faut, après la premieredose, forcer les malades à vomir, & ensuite leur en faire pren-dre une seconde. On allure (41) qu aucun de ces mauvais médi-caments ne peut nuire à ceux qui prennent tous les jours un peude cette plante. L’aristoloche , a la même dose qu’on a prescritepour la morsure des serpents (42.) , est d’un grand secours pourceux qui ont avalé du poison (4 Le suc de la quintefeuille leurest également efficace ( 44 ). L’agaric fe donne, après qu’on avomi, au poids d’un denier dans trois cyathes d’eau de miel (45).
On donne les noms d y antirrhinon (46), ou d 'anarrhinon y ou cíelykhnis des champs à une plante qui ressemble au lin , fans ra-cine , à fleur d’hyacinthe , & dont la graine a la forme d’un mu-fle de veau (47). Les magiciens croient que cette herbe embellitceux qui s'en frottent (48), &: qu aucuns poisons ni médicamentsdangereux ne peuvent nuire à quiconque en porte en forme debracelet.
rhlnon , Propheta qfìreoflaphen , Italicanis cerebrum. Le Pere Hardouin dé-cide que c’eít le mufle de veau. Voyezfa figure cirez Lobel, ïn Ohferv. pa-ge 211 Anguillara, part 14, p. 288,prétend qu’il faut distinguer l’ancir-ïhinon de Dioícoride d’avec celui de
Théophraste & de Pline.
(47) Confirmé par Théophraste ,Hift. liv. 9 , chap. 21 ; par Diosco-ride, ìbid., & par Galien, liv 6 , deFac. Simp. Med.
(48) Tout cela est confirmé pafThéophraste & par Dioícoride, ïbii.