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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV.XXV. zj-Z Z

II en est de même de l’herbe qu’ils nomment euplea (49). Ilsprétendent qu’en s en frottant (yo), on se rend plus célébré &plus recommandable. Ils disent encore que ceux qui portent sureux de l’armoife (51) n’ont rien à craindre des plus pernicieuxmédicaments, ni d’aucune bête , ni même des coups de soleil.On la boit aussi dans du vin contre les ravages de l’opium. Elleest, à ce qu’on dit encore, un antidote spécial &z puissant contrele venin des crapauds, en breuvage ou en amulette.

Le pericarpum (52.) est un genre de bulbe. II y en a de deuxespeces, dont la seconde a l’écorce rouge, ressemble au pavotnoir, & a plus de vertu que la premiere. Toutes deux ont celled’échauffer beaucoup : aussi donne-t-on cette plante contre la ci-guë , ainsi que l’encens 6 c la panacée ; principalement celle deChiron. Elle est bonne aussi contre les champignons vénéneux.

Remedes végétaux propres a chaque maladie , présentésselon l’ordre des membres du corps.

Nous allons donner présentement, suivant Tordre des genreste celui des membres, les remedes propres à chacune des mala-dies du corps, &: nous commencerons par la tête.

' Les racines de la nymphéa 6 c de la ciguë ( 1 ), pilées ensem-ble , corrigent, par le frottement , les alopécies ou chute dupoil. L’herbe appellée polythrix (z) est différente de la callitríx,en ce quelle a des scions blancs, des feuilles plus grandes 6 c en

medicamenta 3 & avertit oculos malorumhominum.

(51) Plusieurs pensent que c’estYhyacinthus comosus purpureus majorde Caspar Bauhin. Sur quoi voyez l’a-vis de Dalechamp , dans les notes deM. Barthès, au volume suivant.

(1) Plusieurs manuscrits de marque,

Tome FUI.

au lieu de nymphaa & cicuta, radix ,portent nymphaa lacita radix. Dios-coride, liv. 3 , chap. 148, dit seule-ment que la nymphée, appliquéeavec de la poix, remédie aux chûtesdu poil.

(1) Pline, au liv. zi, chap. zi , aparlé du polytrikhon & du callitri-khon.

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