HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXV. 443
dit (10), avec le meconium 6 e l’huile rosat , pour éclaircir lavue offusquée par des brouillards (n). Le psyllion , en s’en frot-tant le front, arrête les inflammations des yeux (12).
Du mouron , de La mandragore ou herbe de Circée , de laciguë , du crethme sauvage , de la molybdène , du flume-terre , de Vacorus , de L’iris ou flambe, du cotyledon ounombril de Vénus , de V aapon , de l’ andrachné, du séne-çon , de Véphémère , de la levre de Vénus , ÔC de larenon-cule ; simples dont les vertusfont éprouvées dans les mauxd’y eux SC d’oreilles 3 ainsi que dans ceux des narines , desdents & de la bouche.
L’a nagauis, ou mouron, est nommé par quelques Au-teurs (1) corkhoron. II y en a de deux genres (z), le mâle à fleurrouge, &: la femelle à fleur bleue, qui n’excedent pas la hauteurd’un palme. Ils ont une tige tendre , 6 c de très petites feuillesrondes qui traînent à terre ; ils viennent dans les jardins & dansles lieux humides. Celui dont la fleur est bleue, fleurit le pre-mier. Le iuc de l’un & de f autre (3), mêlé avec du miel , &:mieux encore en Uniment, avec du miel Attique , fait disparaîtreles nuages qui brouillent la vue , les meurtristures ou marquesde sang du visage, & les taches rouges du blanc des yeux. II di-late aufli les prunelles ; & c’est pour cette raison qu’on en frotteles yeux du malade avant l'opération de la cataracte (4). Les mê-mes plantes font employées pour les yeux des bêtes de somme.Leur suc (y), injecté dans les narines, qu’on lave ensuite avec duvin, purge la tête. On en boit dans du vin à la dose d’une dra-
c’est-à-dire de l’opéradon où l’on paíîe (5 ) Confirmé par Dioscoride, ibid. ;
une aiguille à l’un des côtés de la pru- 6c par Galien, liv. 6 , de Fac. Sìmp.nelle. Med . chap. 3 9, p. 15 6.
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