HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. 47 y
mence à se manifester fur le visage & dans les narines fous laforme dune perire lentille (n); qu’enfuite la peau, fe desséchantpar-tout le corps, fe couvre de taches de dive.fes couleurs ; de-vient inégale ; épaisse en certains endroits, en d’autres fort mince ;dure ailleurs (iz), & remplie d’afpérités comme les croûtes for-mées par la gale; qu a la fin elle noircit, presse la chair fur lesos , 5c fait enfler les doigts des pieds 5c des mains. Ce mal estparticulier à l’Egypte (13) ; 5c quand il attaquoit les Rois, il n’é-toit pas moins funeste au peuple , puifquon leur faifoit alors,pour les guérir, des bains où il entroit du sang humain. Cettemaladie s’est promptement éteinte en Italie, ainsi que celle qu onnommoit anciennement gemursa (14) , 5c qui felogeoit entre lesdoigts des pieds, mais dont tout a disparu jufqu’au nom.
Ce qui doit encore étonner , c’est de voir certaines maladiesdifparoître parmi nous , 5c d’autres au contraire s’y maintenir ,comme, par exemple, \q co/um (1 j). Cette derniere s’est glisséeici fous l’empire de libere ; 5c cet Empereur en fut attaqué lepremier ; ce qui causa beaucoup d’inquiétudc à Rome, lorfqu’onlut dans un Edit où ce Prince parloir de fa mauvaise santé , lenom d’une maladie inconnue alors. A quoi nous en prendrcns-nous ? Au courroux des Dieux ? Etoit-ce donc trop peu pourrhomme que plus de trois cents maladies dont les efpeces fontplus constatées, s’il n’avoit à en redouter de nouvelles , outrecelles qu’il fe procure lui-inême par des excès en tous genres, 5cqui ne font pas les moins nombreuses.
de la colique. Mais comment fe pet- paroît évident qu’il s’agirici, 011 d’unesuader que Tibere ait été le premier colique très particulière, oud’un toutRomain affecté de la colique ? 11 me autre mal.
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