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Tome huitieme.
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477
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. 477

Eloge d’Hippocrate,

Les remedes que nous avons rapportés font ceux qu’employoientles Anciens, & dont ils ont long-tems fait usage; car la naturefembloit alors faire elle feule la médecine.

Hippocrate (1) qui a composé le premier avec une netteté ad-mirable des préceptes de Médecine, a rempli fes Ouvrages de no-tions fur les plantes; en quoi il a été suivi d’abord par Dioclès deCarystos (a), qui a le plus approché de son tems & de fa réputa-tion ; puis par Praxagoras &; Chrysippe (3); ensuite par Eraíìí-trate (4). Herophile lui-même (y), quoique plus attaché au rai-sonnement , employa tout le talent qu’il avoir pour discourir &pour parler long-tems , à défendre la même méthode (6), commela plus anciennement pratiquée ; parceque Inexpérience, en effet,

médicaments qui causent la mort, &c.Nous n’avons de lui qu’un fragmentqu’a conservé Galien, & une Lettre auRoi Antigonus sur les présages des ma-ladies, &c fur les remedes qu’on peutemployer fur le-champ, tirés des plan-tes potagères. Elle a été traduite enLatin par Antoine Mizault, Médecin,& imprimée par Frédéric Mores, enM 73-

(3 ) Praxagoras, de Piste de Cos, pa-trie d’Hippocrate. 11 avoir fait unTraité des humeurs , cité par Galien.Cliryíippe, de Piste de Cnide , Maîtred’Era sistra te, vivoir du temps d'Ale-xandre & de Ptolémée Lagide. 11 re-jettent la saignée , & il avoir fait unTraité des herbes potagères & des lé-gumes.

( 4 ) Erasistrate, de Piste de Ceos»émit petit fils d’Aristote, né d’une fillede ce Philosophe. 11 fut Chef d’uneEcole célébré. 11 avoir fait un livre depréceptes pour la santé, un Traité sur

Phydropisie, un autre sur la goutte.,un autre des médicaments & des poi-sons , cité par Dioscoride. Galien abeaucoup écrit contre lui tk contreceux de sa secte.

( 5 ) Hérophile de Calcédoine, con-temporain de Phalaris , qu'il guéried’une maladie. 11 perfectionna beau-coup l’Anatomie , selon Galien. LesRois (apparemment les Rois barba-res, non plus de nom, mais de sen-timent ) lui envoyoient des criminelsqu’il distequoit tout vivants : c’est ceque Celfe nous apprend dans la Pré-face de son premier livre : austi Ter-tullien , en parlant de ce Médecin, aulivre de P Ame , chap. 1 o , l’appelle-t-il Hérophile le bourreau , qui, pour.connoître la structxre de l’homme , letraita plus cruellement que PennemLle plus sanguinaire : qui hominem, adiit >ut noffet -

(6) Celle de tirer tour les remedesdes plantes..