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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. J07

nues à cet excès de dépravation, que ce font les aliments qui cau-sent la plus grande destruction de l’homme. Ce vaisseau, le pirede tous ceux du corps humain , est un créancier importun qui nedonne aucun relâche, & qui nous interpelle pluíîeurs fois le jour.C’est pour lui principalement que l’avarice est insatiable , que lasensualité se rafine ; que des navigateurs se transportent à grandsfrais fur les bords du Phase ; qu’on fouille dans les profondeurs dela mer. C’est un vrai gouffre dont personne n’apprécie tout le mé-pris qu’il mérite, par l’infection qui résulte des consommationsqu’il fait chaque jour. Aussi la majeure partie des préparationsmédicinales ont-elles la guérison des vices du ventre pour objet.

La scordotis récente (1), à la dose d’une dragme, broyée dansdu vin, ou en décoction, arrête le cours de ventre. On donneaussi pour la dysenterie la polemonia (3), dans du vin; la racinedu bouillon blanc (4), coupée de la longueur de deux doigts, endécoction dans de 1’eau, la graine de la nymphéa heraclia (y) 3bue dans du vin; la racine supérieure du xiphium ( 6 ), au poidsd’une dragme dans du vinaigre; la graine du plantain (7), broyéedans du vin, ou la plante même, cuite dans du vinaigre, ou de l’a-lica, avec son suc. On donne encore cette plante cuite avec deslentilles (8), ou en poudre avec du pavot grillé au feu, ôc broyédans quelque véhicule, ou son suc tout pur en infusion; ou ce-lui de la bétoine avec du vin échauffé par l’émotion d’un fer chaud.La derniere plante fe donne aussi dans de gros vin â ceux qui ontle dévoiement : on leur applique encore fur le ventre l’iberis ,comme nous bavons dit (9). Pour le tenesme, on boit dans duvin le suc de la racine de la nymphéa heraclia (10), celui dupfyllion dans de beau, & la décoction de la racine du calamusaromaticus . Le jus de Yaeï\oon ì ou sempervive , arrête les diar-rhées (n), les dysenteries, & délivre des vers ronds, appelléspar les Latins tjmi.e rotunix. La racine de la grande confonde

fluvio alvi laborantibus 3 atque dysentericis. Sed. & teretes lumbricos pellit exvino potus.

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