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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. 519

nage (117), & le suc qui reste, purge par haut & par bas, prisau poids dune demi-obole dans de l’eau miellée. On le donne dela même maniéré aux hydropiques, à la mesure d’un acétabule.On en arrose aussi la racine, réduite en poudre, pour la boire;& l’on prétend que le dessus d u mélange fait évacuer la bile parle vomissement, & que le fond fait évacuer les eaux par en bas.

Toutes les especes de panacées dissipent les tranchées du ven-tre ( 12.9), excepté celles qui proviennent ^'indigestions : la bétoinea les mêmes vertus (130). Le suc du peucedanum (131), la racinede 1 ’ acorum (132-), Sc la carotte sauvage (133) mangée en saladecomme la laitue, procurent l’éructation ou sortie des vents par en^haut. Le ladanum de Chypre, pris en breuvage, prévient les ma-ladies des intestins (134). Le même effet résulte de la gentiane( 13 3)avalée en poudre dans de l’eau tiede, li l’on en prend la grosseurd’une feve. Même ester résulte encore du suc du plantain, prisle matin, à la dose de deux cuillerées & d’une troisième partie dejus de pavot dans quatre cyathes de vin un peu vert (13 6 ). Onle fait prendre aussi lorsqu’on va se coucher,' en y ajoutant du ni-tre ou de la fleur de farine, s’il y a longtems qu’on a mangé. Pourla colique, on fait prendre en lavement une (137) hé mine du mêmesuc, même dans la fievre.

On remédie aux maladies de la rate avec l’agaric, pris en boisson au poids de trois oboles, dans un cyathe de vin vieux (138)3

tre 27, p. > 88 : Plantaginis arida se-men tritum , ex partibus duabus , & pa-paveris capita arida } ex parte tertia ,oportet per cribrum tenuiter foratum tra-jicis ex eoquepulvere dari torminoso li-gula magni, mensuram , interdum plusaut minus , cum vini veteris mixti nonnimium , id es } cyathis tribus. Hocmedicamentum ante somnum utiliteretiam ad vesperam datur. Le mêmeAuteur, ibidem : Plantago cocia antealium cibum data ex aceto plurimo } &

Tome VIII.

exiguo sale atque oleo ^ torminosis plu-rimum prodes.

(136) Je lis au texte lingulis avecquelques manuscrits. D’autres por-tent linguis j expression moins claire.

(137) Je crois que c'eiì le sens decolo infunditur. M. de Querlon tra-duit: On fait avaler , &c. MarcellusEmpiricus, chap. 29, p. 206.

(138) Dioscoride le prescrit, pourle même cas, dans du vinaigre miellé,liv. 3 , chap. l.

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