HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. y 3 3
de la vessie contre la pierre, deux sortes de maux qui nous tour-mentent le plus cruellement, comme nous Pavons déja dit (154),font la polemonia, prise dans du vin ( 1 y y ) ; l’agaric (1 y6); la racine *ou les feuilles de plantain (157), prise dans du vin cuit, & la Cé-toines 1 y 8' employée comme nous Pavons prescrit pour le foie ( 1 y 9).Celle-ci est encore bonne pour les hernies, soit en boisson , soiten aliment , & très efficace dans la rétention d’urine (160). Quel.ques Médecins (161) recommandent, comme un remede excel-lent pour la pierre, de boire le suc de la bétoine, de la verveine& du miîle-feuille, par égales portions dans de Peau. II est cer-tain que le dictamne & la quinte-feuille, cuite dans du vin à laréduction d’un tiers, guérissent aussi les stranguries. On use en-core avec succès de la derniere, soit en breuvage, soit en Uni-ment, pour les hernies des intestins (162.). La racine supérieuredu xiphium (163), ou glayeul, fait uriner les enfants, on la faitprendre dans de Peau pour les mêmes hernies (164); & on en étuvele bas-ventre dans les maladies de la vessie. Le suc du peucedanumest bon pourles descentes des enfants; & la décoction du psyllion{ 1 6 y )pour étuver les tumeurs ou élévations du nombril. Les diversesefpeces du mouron, ainsi que la décoction de la racine de X aco-rum (166), ou la plante même, broyée & prise en breuvage,provoquent P urine (167). La derniere guérit encore tous les vi-ces de la vessie. L’herbe &é la racine du cotylédon , est un remedepour la pierre (168) pour toutes les inflammations qui survien-nent aux parties naturelles ( 169) , en mêlant ensemble pareilpoids, tant de fa tige Le de fa graine, que de myrrhe. Les feuilles
conjecturer au Pere Hardouin qu’011devroit lire chez Pline, avec le manus-crit deChifílec -.Peucedani juccus infan-tibus : ramici & umbilicis eminentibuspfyllion illinitur.
{i 66 ) Dioscoride, liv. 6 , chap. 2.
( 167) Dioscoride dir qu’elles soula-gent les néphrétiques & les hydropi-
ques, liv. 2, chap. 209.
( 1 68) Confirmé par Dioscoride, li-vre 4, chap. 9 1 ; & par Galien, liv. 7 ,de Fac. Simp. Med. p. 19;. Bue dansdu vin, elle guérit fur le champ la dys-urie ou diiîìculréd’ uriner, selon Théo-dore Priscien, liv. 2, part. 2 , ch. iq.
(169) Dioscoride, ibid.