HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. J $9
II y a un autre hypéricon (193), que quelques-uns nommentkorïs (194) ; il a la feuille du tamarin , fous lequel il croît, maisplus grasse & moins rouge. II a plus d’un palme de hauteur, eftd’une bonne odeur, &c d’un goût agréable , qui consiste en unepetite pointe de saveur douce. Sa graine est d’une qualité chaude;aulli donne-t-elle des vents (194*} ; mais elle est bonne pour l’es-toinac. Cette plante est spécifique pour la rétention d’urine (x93),quand la vessie n’est point ulcérée. Prise dans du vin , c’est unremede pour la pleurésie.
Un autre remede pour la vessie (196) est la callithrix (197),broyée dans du cumin, & donnée dans du vin blanc. La ver-veine (198), en décoction avec ses feuilles, à la réduction d’untiers, ou le suc de sa racine, bu dans du vin miellé , fait sortirle gravier Sc les pierres.
La perprejja (199), qui croît dans le territoire & Are-ryo 3 Scen Illyrie, se prend encore en décoction dans de l’eau, Sc réduitede trois démines à une. On use aussi du treste (zoo) infusé dansdu vin , &: du chrysanthème.
Uanthemum (101) taie aussi sortir les pierres. Cette plante acinq petites feuilles qui partent de fa racine, deux longues tiges,Sc une fleur couleur de rose. Ses racines se donnent seules ,broyées, comme le laver {ou lion ) crud.
Le Jilaiis (zoz) naît dans les eaux vives, Sc qui coulent fur desgraviers j il ressemble.à Tache, Sc fa hauteur est d’une coudée. Onle fait cuire comme les légumes ' acides (2.03), au grand soulage-ment de la veílie. Quand cette partie est ulcérée , on la guérit
dit cela du petit trefle, ainsi que Pli-nius Valerianus, liv. 2, chap. 3 8.
(201 ) Ou anthémis , comme porte lesecond manuscrit Royal. Le premier
f ierté anthêmum. C’eít la saxifrage, se-oir Anguillara, part. 12, p. 218.
(202) Le Pere Hardouin décide quece n’est point le laver ou Jion dont on a
parlé au liv. 22, & il blâmeRuel delavoir cru, liv. 2, p. 369. II veut,.avecLobel Sc Anguillara, que ce soit Vachedes marais. Lobel dans ses notes ma-nuscrites. Anguillara, part. 2 , p. 2 1 9.
(203) C’est: 1 'olusatrum selon Har-douin ; c’est-à-dire Toseille ou les épi—nars, selon M. deQuerlon.
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