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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. J43
graine des deux efpeces d’hypericon (2.18), bue dans du vin. Leplantain guérit promptement les maladies & les écorchures dusiégé; la quintefeuille , les condylomes (2.1 ; & la racine du
cyclaminos , détrempée en vinaigre , la chute du fondement (220).Le mouron à fleur bleue le tait rentrer (221) ; tandis qu’au con-traire , celui qui porte une fleur rouge 1 'irrite. Le cotyledon est:admirable pour la guérison des condylomes & des hémorrhoïdes.La racine du calamus aromaticus , bouillie dans du vin, broyée ,fond les tumeurs des testicules, qu’on étuve de cette décoction.Caton écrit que ceux qui portent fur eux de l’absinthe de Pont,n’ont jamais d’écorchures ou d’excoriations entre les cuistes (222).
Du pouliot & de l’argemone.
D' a u r r e s Auteurs ajoutent le pouliot, & prétendent qu’a-près savoir cueilli à jeun, si on l’attache fur fes reins, il pré-serve de toute douleur aux aînés, ou fait ceífer celle qu on y sentdéja.
Quant à l’ inguinale, que quelques-uns nomment argemone (1),òc qui croît communément dans les buissons épineux , il ne fautque la tenir dans fa main, pour éprouver fes bons esters fur lesaînés.
On guérit les bubons appellés pani (z) avec la panacée incor-porée dans le miel ; avec le plantain & du sel (3) ; avec la quin-tefeuille (4) ; avec la racine de la persolata (5), employée comme
( 1 ) Le Pere Hardouin observe qu’aumanuscrit Royal, 2, on lu argtmo-nìon j au manuscrit Royal , I , arge-mon. Marcellus Empiricus, chap. 32 ,p. 2 2 5 , Sc chap. 34, p. 235, paraîtl’appeller argemorúa. Cette plante est-elle différente de 1 ' argemonía on lappacanaria du liv. 25 , ou de Xargemonedu liv. 24, c’est ce que le docte Jésuite
laisse à d’autres à décider. Nous imi-tons fes doutes.
(2) Dioscoride, liv. 3 , chap. 5 6 .
(3) Dioscoride, liv. 2 ,chap. 143. .
(4) Dioscoride, liv. 4, chap. 42.
( 5 ) Nous en avons parlé tout au com-mencement du chap. 5 . C’est Xarcion.de Dioscoride, liv. 4, chap. 107-