HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. y/s
ments 6c les convulsions, elle réchauffe auffi, de cette maniéré ,dans les frissons.
La graine rouge de la pivoine arrête le flux de sang (41), L 5fa racine a la même vertu. Lorsqu on rejette du sang par la bou-che, par le nez, & pareillement dans le flux de sang, & dans lespertes des femmes, il faut recourir au clymenos (41). La Lyfima-khia (43), prise en boisson , ou employée en Uniment, ou intro-duite dans les narines, produit le même effet ; ainsi que la grainedu plantain (44) ; la quintefeuille (45) , en breuvage 011 en fo-mentation ; la graine de la ciguë, broyée dans de l’eau , Sc misedans le nez, fi c’est de là que vient le sang ; l’aeïzôon (3 6) ,1a racinede l’astragale (47), Yiskkemon (48), Sc Yakhïllée.
De Vherbe nommée queue de cheval : du nénuphar : du peu-cedanum : de la crapaudine : & autres recettes pour arrê-ter le sang : de la pomme couronnée : de Véristhale : re-cettes contre les vers.
L’ equisetum , nommé par les Grecs hipp’uris (1), 6c toute gar-nie de filaments qui ressemblent à des crins de cheval , est uneforte de cheveu végétal, 6c comme le poil de terre. Cette plante,que nous avons d’ailleurs condamnée (z), employée en décoc-tion dans un vaisseau de terre neuf (3), à la quantité qu il enpeut contenir, jusqu a réduction du tiers , 6c bue pendant troisjours par hé mines, consume la rate des coureurs , que l’on pré-
(47) Dioscoride, liv. 4, chap. 6 2. 3Galien, liv. 6 , de Fac.Sïmp. Med.p. 1 6 o.
(48) Ainsi nommé de ce qu’il arrêtele sang. Voyez liv. r 3 , chap. 8.
(1) II patoît que c’est la même queYephedruin ou ephedra dont on a parléau chapitre précédent, note i6,&au
chap. 7. Voyez Apulée, chap. 39.
(1) Comme une plante incommode& nuisible. Voyez le liv. 18.
(3) Marcellus Empiricus , chap. 23 rp. 1 66 : Lienoss succurrit in vino aus-tero , vel in oxymelite.
(4) Sur la maniéré de consumer larate des coureurs , voyez Crelius Au-relianus , liv. 3 , Chron. chap. 4.