. HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXVI. jSl
de même ; l’irio en boisson ( 3 z) 3 & le plantain de toutes les ma-niérés.
La phthiriasis , ou maladie pédiculaire , dont mourut le Dicta-teur Sylla , est produite par des animaux qui s’engendrent dansle sang de l’homme , & qui rongent le corps. On la combat avecle suc de l’espece de raisin sauvage nommée uva taminia (53),ou avec celui de l’ellébore noir, après avoir frotté d’huile le corpsdu malade. L 'uva taminia , cuite dans du vinaigre , nettoie aussiles bardes, de cette vermine.
Des ulceres & des plaies : recettes pour enlever les verrues :
du polycneme.
Il y a bien des genres différents d’ulceres , &: beaucoup demaniérés de les guérir. On étuve ceux qui suppurent avec la ra-cine de toutes les especes de panacées ( 1 ), dans du vin chaud.Celle (2.) que nous avons appellée Chironienne (3) est bonne particu-lièrement pour les dessécher. Broyée avec du miel , elle ouvreles tumeurs. Elle est encore d’un grand secours pour les ulceresrongeants, qui font désespérés , en l’amalgamant avec la fleurdu cuivre , corrigée par le vin, & de toutes les maniérés par fafleur, fa graine , fa racine. La même plante (4) , avec la fleur defarine, est bonne àux vieux ulceres, comme aussi Yheraclion sidé-rions) , l’apollinaire (6) , le pfyllion (7), & la tragacantha , ouépine de bouc. La scordôtis { 8), avec le miel, les mondisse; &la même plante en poudre (9) , répandue fur l’ulcere , consumeles chairs qui recroissent. La polemonia guérit les ulceres appel-lés cacoethes (10). La grande centaurée (11) en Uniment, ou fau-
me son 110m l’indique.
(8) Dioscoride, liv. z, chap. 115.La scordôtis , c’est le fcordion de Dios-coride.
(9) Ou desséchée 3 & c’est ainsi que
l’emploie Dioscoride, ïbid.
(10) C’est-à-dire malins, ou de mauvaise nature.
(u) Apulée, chap. 34, tit. z.