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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXVI. J 8 J

s’appliquent fur les blessures récentes faites par le fer ; fes feuilless’appliquent fur les vieilles plaies (23) : les unes Sc les autres avecdu fain-doux, Sc en les recouvrant d’une feuille de la plante. Onemploie au même usage le damasonion , comme on l’a dit (2 6) enparlant des remedes pour les écrouelles ; ainíi que les feuilles dubouillon blanc dans du vinaigre (27), ou dans du vin. Le pcris-tereos (28) est bon pour toutes les efpeces d'ulceres calleux (29),Sc pour ceux qui tendent à la putréfaction. La racine de la nym-phéa heraclia , Sc celle du cyclaminos (30), feule 011 dans du vi-naigre , ou avec du miel, guérissent ceux qui suppurent. La der-niere est spécifique pour l’efpece de tumeur nommée Jleatome (31),comme l’hyssope Sc lepour les ulceres coulants. Oelui-ciest d’une telle efficacité pour les plaies récentes,qu il fait exfolier lesos. Les anagallis (32) ont la même propriété (33): elles arrêtent auffiles progrès des ulceres malins & des fluxions. Elles font encore bon-nes pour les plaies récentes (34), mais spécialement pour celles desvieillards. Les feuilles de la mandragore, incorporées dans un ciroi-ne(3 3), guérissent les aposthumes Sc les ulceres sales : fa racine, avecdu miel Sc de simile , s’applique encore utilement fut les plaies (36).La ciguë (37) , mêlée avec de la farine de froment, amortit lesdartres vives ; ce que fait auffi Xaèi\ôon (38) , que l’on appliqueaussi fur les ulceres malins, Sc qui tendent à la putréfaction. Ueri-geron calme les démangeaisons. La racine de l’astragale est em-ployée pour les plaies récentes (39). Les deux efpeces d 'hypo-cìflis nettoient auffi les vieux ulceres. La graine du leontopo-dïon (40), broyée dans de seau , ainsi que celle du pycnocomon ,tire aussi le fer des fléchés du corps (41), fi l’on s’en frotte avecde la fleur de farine. Le suc du tithymale kharakias (42), ou ladécoction de fes branches, avec de la fleur de farine Sc de l’huile,guérit les phagedenes Sc les pourritures : les racines de 1 ’orkhis en-

déja parlé du leonîpodion fur la fin du comon , par Dioscoride , liv. 4 , cira»chap. 12. pitre 176.

(41) Confirmé, à l’égard du pyeno- (42) Dioscoride, liv. 4, ch. 163.

Torne VIII. Eeee