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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXVI. 59 1

aux femmes en couches (9), fur les mammelles fa graine furles parties de la génération dans un cataplasme (10). Même usagede la chélidoine pour les mammelles engorgées de lait. Les racinesdu panax (n), appliquées fur le bas-ventre, font íortir l’arriere-faixtrop lent a venir, ou les enfants morts : la plante mcme, bue dansdu vin, &c appliquée avec du miel, nettoie la matrice (n). La polc-monia, prise auísi dans du vin, pouste dehors les vuidanges, &son parfum rétablit le dérangement de l’uterus. Le suc de la pe-tite centaurée (15), en boisson & en Uniment, fait venir les ré-glés , ainsi que la racine de la grande (14) qui s’emploie utile-ment de la même maniéré pour les douleurs de la matrice. Lamême, bien ratissée (15), fait un topique qui tire du bassin lesenfants morts. Quand la matrice est douloureuse, on y appliquele plantain avec de la laine (16); & l’on en fait boire le suc,lorfqu’il y a de rétranglement. Le dictamne est un spécifique dupremier ordre pour les femmes. II fait couler les réglés (17), ilfait sortir les enfants morts, même ceux qui font placés de tra-vers. On en fait prendre dans de l’eau les feuilles au poids d’uneobole. Telle est son efficacité fur ce point que l’on fe garde bienmême d’en porter dans la chambre des femmes en couches, &qu’elle opere également en boisson (18), en Uniment, en fumi-gation. Le faux dictamne en approche beaucoup (19); mais pourfaire venir les réglés, on le fait prendre, bouilli dans du vin, aupoids d’un denier. L’aristoloche sert à beaucoup d’ufages. Priseen boisson avec de la myrrhe du poivre, ou appliqué fur leventre, elle fait venir les mois & l’arriere-faix (2.0), fait sortirles enfants morts. Cette plante enfin, fur-tout la petite efpece (2. r),,en Uniment, en fumigation, contient la matrice, &: en empêchela chute. L’agaric, au poids de trois oboles, avalé dans un cya-the de vin vieux, remédie à l’étranglement de l’uterus (u),& à la.

(10) Dioscoride, liv. 3 , chap. 6. au livre précédent, chap. 8. C’est l’ef-(21) La troisième efpece d’aristolo- pece la plus longue & la plus menue,che chez Dioscoride. On en a parlé (2 í ) Dioscoride, Uy. 3, chap. 1»