HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXVI. J?7
cyprès broyée. Celle du psy Ilioneo ) , bouillie dans de beau, étanttiede, adoucit toutes les inflammations de l’uterus; Le symphi-tum broyé dans du vin noir, rappelle les réglés (5 i). Le suc de lascordôtis , en boisson, â la dose d’une dragme, dans quatre cyathesd’eau de miel, accéléré les accouchements. On peut aussi donner,pour cela, dans de seau les feuilles du dictamne. II est certainque ces mcmes feuilles, prises au poids d’une obole, quand lesenfants feroient morts dans l’uterus, les font sortir sur-le-champ ,fans fatiguer la femme qui est en travail. Le dictamne bâtard pro-duit les mêmes esters mais plus lentement (52.); ainsi que le cycla-minos attaché à quelque partie du corps (p 3), le cyclaminos cijsan-thtmc , en boisson (54), & la bétoine en poudre, prise dans de seaude miel.
L ’arsenogonon & le thelygonon (55) font des plantes qui portentune efpece de grappe ou de raisin assez semblable aux fleurs desolivi'er (56), mais d’une couleur plus grise; & une graine blanchecomme celle du pavot. On prétend que le thelygonon , pris enboisson, fait concevoir des femelles f 57). Uarsegonon n’en dissereque par fa graine qui ressemble à celle de l’olivier. Ajouterons-nous foi à ce qu’en disent quelques-uns, que quand on boit decette derniere plante (58), on engendre des mâles? QuelquesBotanistes (59) assurent que les deux efpeces tiennent beaucoup deïocymum (ou basilic), mais que la graine de Yarsenogonon , qui estcomposée de deux bulbes, ressemble aux parties mâles de la géné-ration (6o).
mais est traité de fable par Theophras-te. 11 paroît que c est un préjugé ono-matique ou fondé fur le rapport dunom de ces plantes, Yarsenogonon &tle thelygonon , avec les mots qui, enGrec, expriment l’un ou l’autre sexe.Au reste , Diofcoride s’écartant deThéophraste, donne une semence au
thelygonon , & en refuse à Yarsenogo-non.
(j8) Cratevas, chez Diofcoride,ibid .
(50) Parmi lesquels il faut compterThéophraste, ibid.
(60) C’est pourquoi les Modernesfont appellé phyllum testiculatum.