24 NATURA l i s HISTORIA lib. X XXVI.
generis quàm haematiten tradit , quem vocant anthraciten.Nasci in Africa nigrum, attritum aquariis cotibus reddereab ea parte, quae fuerit ab radice, nigrum colorem : abaltera, croci. Ipsum utilem elfe oculorum medicamentis.
De quatuor generibus aetitis , <§> calamo 3 &S amio , & Arabo }
SC pumicibus.
Caput Aetitje lapides ex argumento nominis magnam fa-2ï. mam habent. Reperiuntur in nidis aquilarum, iicut in.
(i) Note de M. Guettard. » L’Aé-tite ou pierre d’aigle , est une des pier-res , dont on adit le plus de singula-rités : on a même voulu en rehausserl’excellence par celle de son nom.Pline dit au Chapitre onze du livretrente-sept, qu’elle n’a été ainsi nom-mée , que parcequ’elle est d’une cou-leur blanchâtre éclatante, 8c sembla-ble à celle de la queue de Paigle, Cetteethnologie n’a pas apparemment paruà plusieurs Naturalistes , qui sont ve-nus après Pline, assez grande , 8c ré-pondre a la haute idée que cet Auteurdonne de cette pierre an commence-ment du Chapitre dont il s'agir. CesNaturalistes ont vraisemblablementcru donner plus de relief à cette pier-re, en prétendant qu’elle tiroir sonnom d’un usage admirable quel’aigleen.faísoit. Cet oiseau , dit Pline , s’ensert pour réndre sa ponte facile 8c heu-reuse j il n’en a pas fallu davantage,on a supposé , sans trop les examiner,]e fait , & on a trouvé dans cette pré-tendue prévoyance de l’aigle , la vraieraison du nom de l’aétite ; elle n’est ,suivant ces scrupuleux Naturalistes-,
ainsi appellée , que parcequ’elle. setrouve dans le nid de cet oiseau , où ilne l’apporte que pour une fonctionauffi grande que celle de présider â lanaislançe des petits aigles.
Cette opinion fur l’excellence desvertus de l’aétite n’a pas ce pendant étéunanimement reçue , elle a trouvédes contradicteurs. Gillius , 8c Horusdans ses hiéroglyphes , veulent quecette pierre ne serve â l’aigle, que com-me un poids que cet oiíeau ajoute àcelui de son nid , pour l’empêcherd’être emporté par les vents & par laviolence des tempêtes. Une idée auffipeu élevée & auffi peu digne d’unepierre aussi privilégiée que, la pierred’aigle , n’a pas eu grands partiíants,elle a même trouvé un Auteur qui l’aréfutée : Bauschius, qui doute cepen-dant des choses admirables que l’on adébitées fur cette pierre , demandetrès bien de quelle utilité une ou deuxpetites pierres, de quelques gros oùde quelques onces , peuvent être parrapport à leur pesanteur dans uu nidtel que celui de l’aigle Cet oiseau tiréen ester plus de secours de son indus-
thracite,